Melon

Les principales caractéristiques
Très riche en
eau (il en
renferme près de 90 %), le melon est un fruit
particulièrement rafraîchissant. Sa
valeur énergétique moyenne est de l’ordre de 48
kcalories soit 200 kJoules aux 100 g. Elle dépend
directement du taux de
glucides (ou sucres), qui peut varier
de 6 à 14 % mais se situe le plus souvent aujourd’hui,
aux alentours de 10 à 12 %. Ces glucides sont
constitués en majorité par du saccharose (les 3/4 du
total), glucose et fructose étant présents en moindres
proportions. Comme la plupart des fruits, le melon ne
renferme que des traces de
lipides (ou
graisses) et moins de 1 % de
protides.
Parmi les
vitamines,
il faut en premier lieu souligner la présence de
carotène (ou provitamine A). Avec la mangue et
l’abricot, le melon fait partie des fruits qui en
contiennent le plus : environ 2 mg aux 100 g pour les
melons à chair orangée (mais seulement 0,1 à 0,3 mg
pour ceux à chair jaune ou verte). Le carotène est en
effet un des constituants des
pigments oranges du fruit. Il se
transforme dans l’organisme en vitamine A, vitamine qui
joue un rôle important dans la vision crépusculaire, le
bon état de la peau et des muqueuses, et qui intervient
dans les mécanismes de croissance cellulaire. Et
surtout, le carotène possède d'intéressantes propriétés
anti-oxydantes, 100 g de melon permettent de couvrir
environ la moitié de l’apport quotidien conseillé en
provitamine A.
Le taux de vitamine C se situe
aux alentours de 25 mg aux 100 g (apport quodidien
conseillé pour l’adulte : 80 mg). Malgré des variations
assez notables (de 10 à 47 mg), le melon peut ainsi
être considéré comme un fruit «bon fournisseur» de
vitamine C (sa teneur est supérieure à celle de la
pomme, de la poire ou de l’abricot, par
exemple).
Les vitamines du groupe B sont
toutes présentes, bien qu’en quantités assez modérées
dans l’ensemble. L’éventail des
minéraux est très large : le potassium
domine nettement, avec un taux élevé de 300 mg aux 100
g. Cela confère au melon des propriétés diurétiques
manifestes (d’autant plus marquées que le taux de
sodium y est faible, comme dans tous les fruits).
Les
oligo-éléments sont nombreux (fer, zinc,
cuivre, manganèse, iode, bore,
etc.).
Enfin,
les
fibres,
composées surtout d’hémicelluloses et de pectines, ne
dépassent pas 1 g aux 100 g. Elles sont
particulièrement efficaces pour accélérer le transit
intestinal.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Fruit de l’été par excellence,
le melon se situe parmi les fruits moyennement
énergétiques : il apporte environ 48 kcalories aux 100
g soit 200 kJ. Sa teneur en sucres est en effet
comparable à celle de la plupart des fruits frais (10 à
12 %). Il constitue une excellente source de
provitamine A (ou carotène), dont il assure un apport
de sécurité : on couvre la moitié du besoin quotidien
avec une portion de 100 g de melon ! Il fournit
également une quantité appréciable de vitamine C (25 mg
aux 100 g en moyenne), ainsi que de nombreux
minéraux.
Consommé en hors-d’oeuvre, il
possède des vertus apéritives, et en dessert, il
constitue une fin de repas légère et digeste. C’est
aussi le fruit de l’élimination, puisque ses fibres
favorisent un bon transit intestinal, tandis que sa
richesse en potassium et en eau
Radis

Les principales caractéristiques
Légers, légers, les radis
roses ! Ils fournissent à peine 15 kcalories (environ
63 kJoules) aux 100 g, ce qui les place parmi les
aliments les
moins énergétiques.
Protéines
et
lipides (graisses) n’étant présents
qu’à l’état de traces, ce sont les
glucides (2,5 à 3,5 g aux 100 g) qui
apportent l’essentiel des calories. Des glucides
constitués en majorité par des sucres simples (glucose
et fructose), mais aussi par quelques autres moins
courants, comme des pentosanes ou des hexanes (qui ne
sont que partiellement assimilés).
Cependant, les radis
renferment quantité de
minéraux et
d’oligo-éléments
: légumes-racines,
ils les ont concentrés durant leur développement sous
terre. Leur richesse en potassium facilite la diurèse
(ils sont naturellement pauvres en sodium, ce qui
accentue encore cet effet de drainage). Il faut noter
leurs teneurs intéressantes en calcium (avec un rapport
calcium/phosphore supérieur à 1, ce qui favorise la
bonne assimilation du calcium), en magnésium, en
soufre.
Enfin, ils apportent du fer
(accompagné de cuivre, qui améliore sa bonne
utilisation par l’organisme), du zinc, du fluor, des
traces d’iode, de sélénium...
Les radis constituent
également une bonne source de
vitamine C puisqu’ils en apportent en
moyenne 23 mg aux 100 g (un taux non négligeable, au
regard du besoin quotidien, estimé de 80 mg pour
l’adulte). Dans les radis, légumes-racines, la vitamine
C est plutôt mieux préservée que dans d’autres légumes,
notamment les légumes-feuilles (épinards par exemple) ;
et comme les radis sont pratiquement toujours dégustés
crus, on bénéficie d’un apport maximal en vitamine C
(il n’y a pas de perte due à la
cuisson).
On trouve aussi un large
éventail de vitamines du groupe B (notamment la
vitamine B9 ou acide folique, la vitamine B3 ou PP et
la vitamine B6), et de petites quantités de provitamine
A (carotène). A ne pas oublier :
les fibres.
Elles sont assez abondantes dans les radis (aux
alentours de 1,5 g aux 100 g) et constituées surtout
par de la cellulose et des
hémicelluloses.
L'intérêt
nutritionnel et diététique
Peu énergétiques, les radis
présentent une haute densité en minéraux et
oligo-éléments : pour 100 calories, ils fournissent
1620 mg de potassium, 133 mg de calcium, 47 mg de
magnésium, 5,3 mg de fer... Cela leur confère
d'intéressantes propriétés
reminéralisantes.
Leur apport en vitamine C est
appréciable, au regard du besoin quotidien : en moyenne
23 mg aux 100 g, soit près de 30 % de l'apport
quotidien conseillé pour l'adulte (80
mg).
Ils sont une bonne source de
fibres alimentaires, fibres d'autant plus efficaces sur
le transit intestinal que les radis sont consommés
crus.
Enfin, les radis appartiennent
au groupe des légumes crucifères (au même titre que les
navets ou les choux, par exemple). De ce fait, ils
renferment des composés spécifiques, comme des indols,
ou des gluconisates, qui suscitent beaucoup d'intérêt
chez les chercheurs qui constatent que ces substances
semblent capables d'inhiber ou de freiner le
développement de tumeurs cancéreuses. La consommation
de radis pourrait ainsi améliorer la qualité de
l'alimentation, particulièrement dans le domaine de la
prévention de certains cancers (colon et estomac
notamment).
| RADIS |
Poireau

Les principales caractéristiques
Considéré dans son ensemble
«blanc» et «vert», le poireau se présente comme un
légume frais de composition assez classique : il est
très riche en
eau (plus
de 85 %), en fibres (environ 3,5 %), et il n’apporte
que
peu d’énergie (27 kcalories, soit 115 kJ aux
100 g), énergie essentiellement fournie par des
glucides, fructose et glucose en
majorité.
Mais il existe des différences
de composition assez marquées entre la partie blanche
et la partie verte (les «feuilles») de ce légume
:
-
Dans le «blanc» du
poireau, on observe des traces de saccharose parmi
les
glucides,
d’où la saveur assez douce de cette partie du légume ;
ainsi que des sucres relativement rares, des
fructosanes, aux propriétés diurétiques marquées. Parmi
les fibres, les mucilages (arabane, pectines) sont
particulièrement abondants. A la cuisson, ils donnent
une consistance moelleuse au «blanc». - Dans le «vert»
du poireau, les
fibres sont
essentiellement représentées par des celluloses et des
hémicelluloses. Leur consistance reste fibreuse, même
après cuisson, et elles peuvent de ce fait stimuler
activement le transit intestinal.
Les
teneurs vitaminiques varient elles aussi selon la
partie du poireau considérée : moins élevées dans le
«blanc», plus abondantes dans le
«vert».
Pour les vitamines du groupe B
(toutes bien représentées), les différences sont
relativement modérées. Mais pour la provitamine A (ou
carotène) 0,5 mg/100 g en moyenne, les variations sont
très marquées : le «vert» en fournit des quantités
particulièrement intéressantes (2 mg aux 100 g en
moyenne).
Il en est de même pour la
vitamine C, beaucoup plus abondante également dans le
«vert», on en trouve en moyenne 30 mg, 18 mg seulement
dans le «blanc».
Dans l’ensemble du légume,
l’apport
minéral est
varié. La teneur élevée en potassium (256 mg), associée
à un faible taux de sodium, accentue ses propriétés
diurétiques. On relève des quantités appréciables de
calcium (31 mg), de magnésium (11 mg), de fer (0,9 mg
en moyenne), ainsi que la présence de nombreux
oligo-éléments (cuivre, zinc, bore,
manganèse, sélénium, iode, etc.). Les composés soufrés
sont abondants, comme dans tous les aliments de cette
famille (ail, oignon). Ils sont à l'origine de l'odeur
caractéristique du poireau.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Il est intéressant de
consommer intégralement le poireau -le «blanc» et le
«vert»- si on veut bénéficier de la totalité de ses
atouts nutritionnels.
L’association d’un faible
apport calorique (35 kcalories aux 100 g) et de teneurs
vitaminiques et minérales élevées lui donne une haute
densité nutritionnelle. Il peut ainsi contribuer à la
couverture de nos besoins en ces micro-éléments, sans
risque d’excès énergétique.
Le poireau est riche en
pro-vitamine A, en vitamines C et E, et en fibres. De
ce fait, il peut sans doute participer à une protection
contre l'apparition de certains cancers (au même titre
que les autres légumes frais bien colorés, comme cela a
été observé dans de nombreuses enquêtes
nutritionnelles). Ses propriétés diurétiques
indéniables s’expliquent par la présence de glucides
spécifiques, les fructosanes, et un rapport
potassium/sodium élevé. Pris sous forme de bouillon, ou
même en tant que légume, le poireau facilite donc
l’élimination rénale.
Grâce à sa teneur élevée en
fibres, il régularise le fonctionnement intestinal :
pectines et cellulose agissent en synergie pour
stimuler en douceur les mouvements de
l’intestin.
Enfin, sa tolérance, limitée
par la présence de composés soufrés, sera améliorée si
on cuit le poireau «à découvert» (afin de permettre aux
composés volatiles de s’échapper), et pas trop
longuement (son “fût” ne doit pas s'effondrer si on le
sert en légume).
| POIREAU |
Poivrons


Les principales caractéristiques
La composition globale du
poivron ne diffère guère de celle de la plupart des
légumes frais. Sa teneur en
eau est
élevée (plus de 90 %), et il renferme assez peu de
nutriments énergétiques :
Les glucides (ou sucres) varient entre 2,2
et 4,7 g aux 100 g (avec une teneur moyenne de 3,5 g) ;
il s’agit surtout de glucose et de fructose, tandis que
le saccharose n’apparaît qu’à l’état de traces.
Les
protides végétaux représentent environ
0,7 à 1,9 % du total (en moyenne, 1,1 g pour 100 g).
Les
lipides (ou
graisses) ne dépassent pas 0,2 à 0,4 g aux 100
g.
De ce fait, le
niveau énergétique du poivron reste modeste : il
est de l’ordre de 21 kcalories (88 kJoules) aux 100 g
(les glucides en fournissant la plus grande
part).
Les
fibres sont
relativement abondantes (2 g aux 100 g), et surtout
constituées par de la cellulose et des hémicelluloses,
formant les parois des cellules
végétales.
Une des principales
caractéristiques nutritionnelles du poivron est sa très
grande richesse en
vitamine C : c’est le légume frais qui en
renferme le plus après le presil ! Sa teneur de 126 mg
aux 100 g est très supérieure à celles des épinards ou
des choux, pourtant bien pourvus en vitamine C. La
provitamine A (carotène) atteint également un niveau
intéressant : 0,7 mg aux 100 g en moyenne, et jusqu’à
3,5 mg dans les poivrons les plus intensément colorés
en rouge. On trouve enfin des vitamines du groupe B, à
des taux comparables à ceux de la moyenne des légumes
frais (de 0,02 mg à 0,7 mg, selon les vitamines), ainsi
que de la vitamine E (1,4 mg aux 100
g).
On a par ailleurs identifié de
nombreux
minéraux et
oligo-éléments : du potassium, en grande
quantité (plus de 170 mg aux 100 g), du phosphore, du
magnésium, du calcium... Le fer est présent à raison de
0,4 mg aux 100 g, accompagné par du cuivre, du
manganèse, du zinc. Enfin, on peut noter que la teneur
en sodium du poivron reste particulièrement basse (2 mg
aux 100 g en moyenne).
A noter
Tout au long de la maturation,
on note une élévation des taux des glucides, des acides
organiques, des pigments et de la vitamine C (qui peut
dépasser 300 mg aux 100 g dans certaines variétés).
Habituellement, le rapport glucides/acides organiques
est plus élevé dans le poivron encore vert que dans le
poivron rouge, mûr à point.
A maturité, le poivron est
riche en pigments jaunes, orangés et rouges. Les uns
sont des carotènes ( provitamine A), les autres des
xanthophylles : capsantol, capsorubine, capsanthine,
etc., ou encore des xanthones et des flavonoïdes (ayant
des propriétés «vitamine P» : ils augmentent la
résistance des petits capillaires
sanguins).
Le poivron renferme des traces
de capsaïcine et de capsinoïdes, substances de saveur
brûlante, capables d’exciter les sécrétions digestives,
mais irritantes pour les muqueuses. Elles sont surtout
présentes dans les graines, et ne dépassent pas le taux
de 0,2 % dans le poivron (alors que dans le piment,
elles sont 10 à 25 fois plus abondantes !). Les
sélections culturales visent d’ailleurs à obtenir des
variétés de poivrons dépourvues de ces substances
irritantes.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Une large activité vitaminique
Grâce à sa teneur record en
vitamine C, le poivron peut jouer un rôle très utile
dans l’alimentation. Et cela même s’il n’est consommé
qu’en petite quantité (ce qui est le cas quand il est
utilisé cru, comme ingrédient dans une salade composée,
par exemple); ou même lorsqu’on le sert cuit (la
cuisson peut détruire jusqu’à 60 % de la vitamine C).
En effet, une portion de 50 g de poivron cru fournit
plus de 60 mg de vitamine C, soit 75 % de l’apport
journalier recommandé (AJR). Et 200 g de poivron cuit
apportent encoreplus de 100 mg de vitamine C, ce qui
couvre largement le besoin quotidien ! La présence de
pigments flavonoïdes potentialise l’action de la
vitamine C.
Pour de mêmes portions de
poivron, cru ou cuit, les apports en provitamine A
représentent 15 à 50 % des quantités conseillées.
Vitamine C et provitamine A font partie des vitamines
aux propriétés anti-oxydantes, recherchées dans
l’alimentation pour leurs effets protecteurs et
préventifs (vis-à-vis du vieillissement cellulaire
prématuré, et d’atteintes tumorales ou
cardio-vasculaires).
Une
densité en fibres élevée, et peu de
calories
La densité en fibres du
poivron (la quantité de fibres apportée pour 100
kcalories) dépasse 9 grammes, ce qui place le poivron
parmi les légumes les plus intéressants de ce point de
vue : il peut renforcer la teneur du régime en fibres,
sans aucun risque d’augmenter excessivement l’apport
énergétique ! On peut rappeler qu’une portion de 50 g
de poivron cru ne fournit que 10 kcalories, et un plat
de 200 g de poivron, 42 kcalories (soit respectivement
moins de
Pois

Les principales caractéristiques
Légume dont on consomme les
graines encore immatures (et parfois la cosse, dans le
cas de petits pois "mange-tout"), le petit pois
-
Pisum sativum - possède une composition
vraiment originale : - Il est moins riche en
eau que les
autres légumes frais : 72 à 80 % (à comparer avec
teneurs habituelles des légumes, de l'ordre de 88 à 94
%, voire 96 %).
- Il renferme davantage de
"matière
sèche", en
particulier des glucides, des protides, des fibres et
des minéraux.
-
Il est
plus énergétique puisqu'il fournit en moyenne
80 kcalories, 334 kJoules aux 100 g net (et 65
kcalories, 272 kJoules pour 100 g net de petits pois
cuits).
-
Les
glucides atteignent en moyenne 12,3 g
aux 100 g : une teneur largement supérieure à celle de
la majorité des légumes frais (2 à 4 %). Elle se situe
entre la teneur des carottes ou des artichauts (7 à 8
%) et celle des pommes de terre (19
%).
Cette teneur peut cependant
subir de larges variations puisque, selon les études,
on relève des valeurs de 10,6 g à 16 g aux 100 g. Cela
est dû essentiellement aux différences dans le degré de
maturité des petits pois analysés : jeune, le petit
pois est très riche en eau (et donc assez peu chargé en
matières sèches) ; au fur et à mesure de sa maturation,
il s'enrichit en glucides. La nature des glucides du
petit pois varie également selon le degré de maturité.
Dans le petit pois très jeune, saccharose, fructose et
glucose occupent une place plus importante, d'où sa
saveur sucrée. Puis, au fil des jours, la proportion
d'amidon augmente, jusqu'à atteindre 80 % du total
glucidique. On trouve également dans le petit pois des
traces de sucres plus rares, tels les pentoses, ou
encore le stachyose.
Les
fibres du
petit pois représentent 4 à 6 % du poids total. Dans le
petit pois très jeune, elles sont un peu moins
abondantes, et surtout plus tendres (composées en
majorité d'hémicelluloses). Au fur et à mesure de la
maturation, ce taux s'élève. La fraction de cellulose
proprement dite augmente, tandis qu'apparaissent des
traces de lignine insoluble, et que le taux des
substances colloïdales et des pectines
diminue.
La teneur en
protéines du petit pois est élevée : 6 g
aux 100 g (il en renferme 3 à 5 fois plus que la
plupart des autres légumes frais).
Comme toutes les protéines
végétales, les protéines du petit pois sont
déficitaires en certains acides aminés essentiels.
L'acide aminé limitant (c'est-à-dire présent en
quantité insuffisante par rapport aux autres acides
aminés indispensables) est la méthionine. Pour
améliorer la valeur biologique des protéines du petit
pois, il suffit d'y associer des protéines de céréales
(dans lesquelles l'acide aminé déficitaire n'est pas le
même : il s'agit de la lysine). La consommation de pain
au cours du repas dans lequel on sert des petits pois,
est un moyen simple d'optimiser l'utilisation, par
l'organisme, des protéines du petit
pois.
On relève dans le petit pois
des taux en
lipides de
l'ordre de 0,7 g aux 100 g (supérieurs à ceux des
autres légumes frais, dans lesquels il est rare que les
lipides dépassent 0,1 à 0,2 g aux 100 g). Ces lipides
sont constitués pour 44 % d'acides gras saturés
(essentiellement de l'acide palmitique) et pour le
reste d'acides gras insaturés (dont environ le quart en
acides gras polyinsaturés essentiels). Ils jouent un
rôle important dans la vie de la plante, mais
n'interviennent que faiblement dans le bilan
nutritionnel du petit pois.
Le petit pois renferme
beaucoup de
minéraux,
plus de 900 mg pour 100 g. Le potassium représente
environ le tiers du total (304 mg). Le phosphore est
abondant (126 mg) et, en petite partie, combiné sous
forme de phytates. Le soufre, constituant de différents
acides aminés et de nombreuses enzymes, atteint 50 mg.
A noter les teneurs intéressantes en magnésium (33 mg),
en calcium (24 mg), ainsi qu'en fer (1,8 mg).
Les
oligo-éléments sont nombreux et très
diversifiés (zinc, cuivre, manganèse, nickel, fluor,
cobalt, sélénium, iode...).
Les
teneurs vitaminiques du petit pois sont globalement
élevées. Ainsi, les vitamines du groupe B (exceptée la
vitamine B12 absente de tous les végétaux) sont 2 à 5
fois plus abondantes que dans les autres légumes frais
: on trouve dans le petit pois frais cru 0,4 mg de
vitamine B1, 0,14 mg de vitamine B2, 2,2 mg de vitamine
B3, 0,45 mg de vitamine B5, 0,16 mg de vitamine B6, 5
µg de vitamine B8, 70 µg de vitamine B9 (ces teneurs
diminuent légèrement lors de la cuisson). Le taux de
vitamine C atteint 30 mg (et après cuisson, il se
maintient aux alentours de 14 mg) : le petit pois fait
ainsi partie des légumes bien pourvus en vitamine C. La
vitamine E (tocophérols) est abondante dans le petit
pois comme dans toutes graines ou elle joue un rôle
anti-oxydant. Enfin, la teneur en provitamine A (ou
carotène) est modérée, de l'ordre de 0,3 à 0,4 mg aux
100 g (liée à la présence des
pigments).
L'intérêt nutritionnel et diététique
Satisfaire efficacement l'appétit
Du fait de sa composition
spécifique (notamment de sa richesse en glucides, en
fibres, en protéines), le petit pois présente la
particularité de fournir de l'énergie qui est utilisée
progressivement par l'organisme. Ainsi, 150 g net, soit
environ 350 à 400 g de petits pois à écosser suffit
largement pour satisfaire l'appétit. Cette portion de
petits pois représente 120 kcalories (dont 63 %
proviennent des glucides, et 32 % des
protides).
Autre atout : le petit pois
est un aliment qui n'élève que modérément le taux des
glucides dans le sang, et dont l'index glycémique ne
dépasse pas 74 (contre 81 pour la pomme de terre ou le
riz, 100 pour le pain, 119 pour les céréales du petit
déjeuner ou 126 pour le miel). Il répond donc bien aux
souhaits des nutritionnistes, soucieux de privilégier
les aliments qui permettent d'éviter des hausses
brutales de la glycémie.
Des
nutriments précieux pour l'équilibre
alimentaire
Le petit pois fournit de très
nombreuses substances recherchées pour améliorer
l'équilibre nutritionnel de l'alimentation. C'est en
effet une bonne source de :
-
Protéines
végétales : une portion de 150 g de petits pois fournit
9 g de protéines, soit 12 à 16 % de l'apport quotidien
recommandé.
-
Fibres (6 g aux
100 g), qui renforcent l'apport souvent insuffisant de
l'ensemble de la ration. Elles sont très efficaces pour
stimuler la motricité intestinale, et permettent de
lutter efficacement contre la tendance à la
constipation.
Vitamines du groupe B et
vitamine C : cet apport est particulièrement
intéressant, puisque une portion de 150 g de petits
pois frais cuits permet de couvrir.
Pâtisson

Les principales caractéristiques
Appartenant au groupe des
cucurbitacées, le pâtisson, tout comme la courge ou la
courgette (dont les compositions sont proches) est un
légume frais qui renferme une forte proportion
d'eau
: 92 %. Cette eau
de constitution contient de nombreux
minéraux dissous (ils atteignent au
total 700 mg aux 100 g). Comme dans beaucoup de
végétaux frais, c'est le potassium qui arrive en tête
(150 aux 100 g), suivi par le calcium (30 mg, ce qui
est une teneur appréciable pour un légume frais), le
phosphore (23 mg), le chlore (18 mg) le magnésium (8
mg) et le sodium (très peu abondant : moins de 2 mg).
Il faut noter qu'on y trouve aussi des
oligo-éléments très variés, à commencer par
le fer (1,5 mg aux 100 g, ce qui situe le pâtisson
parmi les légumes bons fournisseurs de fer). Sont
également présents le zinc (0,26 mg), le manganèse
(0,14 mg), le cuivre (0,04 mg), ainsi du bore, du
molybdène, de l'iode, du sélénium, en petites
quantités.
Le pâtisson fait partie des
légumes
peu énergétiques : 22 kcalories (92 kJoules)
aux 100 g. Sa teneur en
glucides est en effet modeste (environ
3 g aux 100 g), et ses autres constituants énergétiques
sont également peu abondants (1,6 g de
protéines,
0,4 g de
lipides).
Ses glucides (ou sucres) sont constitués
essentiellement par du fructose et du glucose, à parts
sensiblement égales (le saccharose n'y figure qu'en
très faibles quantités).
Son
apport vitaminique se caractérise par une grande
diversité : le pâtisson fournit des quantités non
négligeables de vitamine C (17 mg aux 100 g), de
vitamines du groupe B (B1 : 0,21 mg ; B2 : 0,08 mg ; B3
: 0,4 mg ; B6 : 0,12 mg) et de vitamine E (1,1 mg aux
100 g, un taux élevé pour un légume frais). Enfin, il
renferme aussi de la provitamine A, dont la teneur
toutefois ne dépasse pas 0,2 mg (il s'agit d'un légume
dont la chair est peu colorée, or la provitamine A est
l'un des pigments caroténoïdes jaune-orangé).
Les
fibres du
pâtisson (1,1 g aux 100 g) sont constituées pour
l'essentiel par des hémicelluloses et des celluloses,
les fibres solubles ne représentant pas plus de 20 % du
total. Toujours absorbées après cuisson (le pâtisson ne
se consomme pas à l’état cru), elles sont tendres et
bien tolérées.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Un bon légume pour une diversification
légère
Le pâtisson constitue un
légume de diversification original, savoureux et léger.
Il peut être proposé à l'ensemble des convives, et
s'intègre aisément à l'alimentation de chacun, car il
est tendre et digeste. Peu énergétique, il permet de
varier les menus des régimes-minceur, dans lesquels les
légumes frais ont toujours une place de
choix.
Des
apports nutritionnellement
équilibrés
Grâce à son
éventail minéral et vitaminique bien diversifié, le
pâtisson participe efficacement à la couverture des
besoins nutritionnels de l'organisme. Comme par
ailleurs son total calorique est très modéré, il
représente un aliment de sécurité pour un bon équilibre
alimentaire : on recherche en effet aujourd'hui des
aliments à haute densité minérale et vitaminique
(c'est-à-dire fournissant, pour 100 kcalories, des
apports élevés en ces nutriments). Or, le pâtisson fait
précisément partie des légumes frais dont la densité en
plusieurs minéraux et vitamines est
appréciable.
Persil

Les principales caractéristiques
Le persil est réputé pour sa
richesse en vitamine C : à juste titre, puisque son
taux s'élève à 170 mg en moyenne (il varie entre 150 et
200 mg) : un des taux "records" dans
l'alimentation.
Il fournit aussi
d'autres
vitamines en quantités appréciables
:
-
Provitamine A (ou
carotène) : elle atteint 7 mg aux 100 g, ce qui est une
valeur élevée pour un "légume-feuille" (dans le cresson
ou l'épinard, cette valeur ne dépasse pas 3 à 4 mg aux
100 g) ; le pissenlit, avec une teneur de 8,4 mg
surpasse le persil.
-
Vitamines du
groupe B : elles sont toutes bien représentées, et en
particulier la vitamine B2 (ou riboflavine), dont le
taux est au moins double de celui de la plupart des
légumes ; la vitamine B3 (ou nicotinamide), pour
laquelle la teneur du persil est supérieure à celle de
la pomme de terre (considérée, parmi les légumes frais,
comme l'une des meilleures source en vitamine B3) ; la
vitamine B9 (ou acide folique), aussi abondante dans le
persil que dans le cresson ou l'épinard, des aliments
"champions" pour cette vitamine.
-
Vitamine E, ou
tocophérols : avec une teneur de l’ordre de 2,2 à 3,7
mg aux 100 g, le persil fait partie (avec les choux,
l'épinard et l'asperge) des légumes frais les mieux
pourvus en cette vitamine.
Le persil constitue aussi un
extraordinaire réservoir de
minéraux et
d'oligo-éléments
: avec une teneur
de 1,7 g aux 100 g, c'est l'un des végétaux frais les
plus minéralisés. Il est particulièrement riche en
potassium (800 mg aux 100 g, soit 2 à 3 fois plus que
dans la plupart des légumes frais), en calcium (200 mg,
une teneur très supérieure à celle de tous les autres
légumes), en phosphore (70 mg) et en magnésium (40
mg).
Son taux de fer est
remarquablement élevé : avec 5,5 mg aux 100 g, il se
situe très largement en tête des végétaux frais (dont
les teneurs varient entre 0,3 et 4 mg aux 100 g). Il
est aussi très bien pourvu en manganèse (1,2 mg), en
zinc (0,6 mg) et en cuivre (0,13 mg). Enfin, il faut
souligner la présence, à l'état de traces, de nombreux
oligo-éléments rares : chrome, cobalt, bore,
sélénium...
A noter:
Même s'il est moins bien assimilé par l'organisme que
le fer héminique (provenant de la viande ou du
poisson), le fer des aliments végétaux - comme ici
celui du persil - représente en pratique un apport non
négligeable sur le plan
nutritionnel.
En effet,
en quantité, il représente une proportion importante du
fer alimentaire total (près de 90
%).
Par
ailleurs, son assimilation est finalement très
améliorée par l'absorption conjointe de fer héminique
(or, on consomme souvent les légumes en même temps que
la viande), et par la présence de vitamine C (également
présente dans les légumes).
Autre caractéristique propre
au persil, la présence de
fibres très
abondantes : 6 g aux 100 g, soit davantage que dans
l'épinard ou les salades en général. Dans ce
légume-feuille, la cellulose et les hémi-celluloses
insolubles (qui forment les parois des cellules
végétales) constituent l'essentiel des
fibres.
Pour bénéficier d'un apport
significatif de vitamines, il faut savoir consommer une
portion généreuse de persil. Ainsi, lorsqu'on prévoit 2
à 3 cuillerées à soupe bien pleines de persil haché
(soit à peu près 10 g), on reçoit :
-
15 à 20 mg de
vitamine C, soit environ 20 % de
l'AJR*
-
0,7 mg de
provitamine A, soit 14 à 35% % de
l'AJR
-
0,017 mg de
vitamine B9, soit 6 % de l'AJR
L'intérêt nutritionnel et diététique
Un complément vitaminique et minéral
Utilisé surtout en
assaisonnement (finement haché sur les crudités, les
légumes, les viandes ou les poissons), le persil
constitue un véritable concentré de vitamines et de
minéraux. Il permet de compléter utilement l'apport en
vitamine C et en provitamine A, en potassium, en fer,
en manganèse. Et cela pratiquement sans calories
supplémentaires : 10 g de persil haché (2 à 3
cuillerées à soupe) représentent moins de 5 kcalories !
C'est pourquoi il est tout à fait conseillé d'ajouter
systématiquement du persil sur les plats, pour tous les
convives.
Des
propriétés particulières
Le persil possède plusieurs
actions physiologiques particulières.Certains de ses
composés flavonoïdesont une activité diurétique,
accentuée par la présence de potassium en quantité
importante, et un rapport potassium/sodium très élevé
(1000/40). Ces mêmes flavonoïdes jouent un rôle
bénéfique pour le système vasculaire. Ils ont des
propriétés préventives face aux accidents
thrombo-emboliques. On reconnaît enfin au persil une
action anti-spasmodique vis-à-vis du système
digestif.
Concombres

Les principales caractéristiques
Le concombre
(Cucumis
sativus)
fait partie des légumes les plus riches en
eau,
puisqu’il en renferme plus de 96 %.
Sa chair, comme celle des
autres cucurbitacées (courgette, melon, potiron...),
est constituée de cellules végétales gorgées d’eau de
constitution. Les membranes cellulaires sont formées de
cellulose et d’hémicelluloses, qui représentent près de
la moitié des
fibres du
concombre, le reste étant constitué de substances non
digestibles dérivées des polysaccharides et des
pectines.
Au total, on trouve en moyenne
0,9 g de fibres pour 100 g de
concombre.
Les composés énergétiques sont
très peu abondants :
-
Glucides (ou sucres) ne dépassent pas 2
g aux 100 g : il s’agit pour l’essentiel, comme dans la
plupart des végétaux, de fructose et de glucose; mais
on note aussi des glucides moins courants, comme des
pentosanes et des hexosanes, dotés de propriétés
diurétiques.
-
Protides et
lipides ne
sont présents qu’en très faibles quantités :
respectivement 0,6 g et 0,1 g aux 100 g. Ils sont
nécessaires à la vie végétale (ils participent
notamment à la structure des enzymes). Mais du fait de
leurs teneurs très réduites dans le concombre, ils
n’ont pas d’incidence nutritionnelle pour le
consommateur.
-
Acides
organiques (en majorité de l’acide
malique, dont la saveur acidulée est peu marquée)
restent
-
dessous de 0,3 g
aux 100 g.
-
Apport calorique du concombre est de ce fait un
des plus bas qui soient pour des végétaux frais : 10
kcalories (42 kJoules) aux 100 g.
-
L’eau de
constitution du concombre renferme de nombreux
minéraux et
oligo-éléments : outre le potassium
(l’élément dominant), on y trouve du chlore, du
phosphore, du calcium, du magnésium, du fer et du zinc,
et des traces de cuivre, manganèse, fluor, nickel,
chrome, sélénium, iode, etc. La teneur globale en
minéraux avoisine 0,6 g aux 100 g, ce qui, compte tenu
de l’apport calorique modeste du concombre, donne à cet
aliment une densité minérale remarquablement élevée : 6
g pour 100 kcalories (la densité minérale moyenne des
légumes frais est de l’ordre de 2 à 4 g pour 100
kcalories).
-
Vitamines du concombre sont modérément
abondantes, mais très diversifiées. Le taux de vitamine
C, la vitamine caractéristique des végétaux frais, est
de 8 mg en moyenne (ce qui situe le concombre au niveau
du potiron, de l’endive ou de la carotte). Les
vitamines du groupe B sont toutes présentes, à des taux
dans l’ensemble légèrement plus faibles que dans les
autres légumes frais, mais qui restent néanmoins
significatifs (la vitamine B3 atteint 0,23 mg aux 100
g, et la vitamine B5 : 0,26 mg). Enfin, à noter la
teneur relativement élevée de la provitamine A : 0,2 mg
aux 100 g (concentrée dans la «peau» verte externe du
concombre), et la présence d’un peu de vitamine E
anti-oxydante (0,1 mg aux 100 g).
L'intérêt nutritionnel et diététique
Désaltérant et léger en calories
Grâce à sa richesse en eau, et
à sa saveur légèrement amère, le concombre possède
d’indéniables qualités rafraîchissantes et
désaltérantes : de quoi justifier sa présence en
vedette dans les repas-fraîcheur de la belle saison,
que ce soit sous forme de fines tranches, de bâtonnets
ou en cubes…
Autre atout : la modicité de
son addition calorique. Une propriété à préserver en
choisissant des assaisonnements adaptés : les sauces à
base de yaourt ou de fromage blanc lui conviennent très
bien, et n’augmentent que très modérément le total
énergétique du plat. Ainsi assaisonné, c'est alors le
plus délicieux complice de la
minceur.
Diurétique
et reminéralisant
Du fait de sa teneur élevée en
potassium, et de son très faible taux en sodium, le
concombre favorise le drainage de l’organisme, et la
bonne élimination rénale : un rapport potassium/sodium
élevé est en effet diurétique. Cette action est
accentuée par la présence de certains sucres
(pentosanes, hexosanes).
Le concombre contribue par
ailleurs efficacement à couvrir le besoin minéral, et
cela de façon très équilibrée : de nombreux minéraux
sont dissous dans son eau de constitution, et présents
à des taux physiologiquement utiles.
Pour
une meilleure digestibilité
La texture particulière du
concombre le rend parfois difficile à digérer par des
personnes ayant un système digestif sensible. Pour
améliorer la tolérance du concombre, il est conseillé
de :
-
Le choisir jeune
et très frais,
-
L’éplucher, et
retirer si nécessaire les graines
centrales,
-
Le faire
éventuellement «dégorger» avec du sel, quelques
instants avant consommation (mais on se prive alors
d’une partie de l’eau de constitution et des substances
dissoutes), ou encore le servir après l’avoir râpé avec
une râpe à très gros trous,
-
Le mastiquer
toujours très soigneu
Brocoli

Les principales caractéristiques
Le brocoli (Brassica oleracea italica) appartient à la vaste famille des crucifères, de même que tous les autres choux (choux verts, choux rouges, choux-fleurs, choux de Bruxelles...) ainsi que les navets, le cresson, les radis. On en consomme les jeunes inflorescences, c’est-à-dire les groupes de boutons floraux peu développés.
· Glucides (en moyenne 2,4 g aux 100 g). Ils sont constitués surtout par du fructose et du glucose, et en moindre proportion par du saccharose. On relève aussi de petites quantités de pentosanes et d’hexosanes, des glucides à 5 et 6 atomes de carbone, ainsi que de substances polyuroniques dérivées de polysaccharoses.
· Protides atteignent 3 g pour 100 g, une valeur plutôt élevée pour un légume frais.
· Lipides, très peu abondants, ne dépassent pas 0,2 à 0,4 g pour 100 g,
· Acides organiques, représentés surtout par l’acide citrique (0,2 g pour 100 g) et l’acide malique (0,1 g).
· Apport énergétique du brocoli est de l’ordre de 25 kcalories (104 kJoules) aux 100 g, ce qui le situe au niveau du fenouil ou de l’asperge, des légumes frais moyennement caloriques.
· Fibres sont abondantes (3 g pour 100 g), constituées en majorité (environ 60 % du total) par des fibres insolubles, cellulose et hémicelluloses. Elles forment les parois des cellules végétales, et sont attendries par la cuisson. Les autres fibres sont essentiellement des pectines, des fibres solubles qui prennent une consistance moelleuse sous l’action de la chaleur : le brocoli cuit est un légume particulièrement tendre.
· Apport vitaminique du brocoli est tout à fait remarquable. C’est une source exceptionnelle de vitamine C : avec une teneur de 110 mg pour 100 g cru, et encore 60 mg après cuisson, le brocoli surpasse tous les légumes frais couramment consommés. Sa teneur en vitamine B9 (ou acide folique) est également exceptionnelle : elle se situe entre 0,07 et 0,13 mg pour 100 g, avec une valeur moyenne de 0,11 mg (et plus de 0,07 mg après cuisson). Les autres vitamines du groupe B sont toutes présentes à des taux intéressants. Selon les conditions de culture, la provitamine A peut passer de 0,5 à plus de 2,3 mg (en moyenne, 0,63 mg), la vitamine E de 0,47 à 1,3 mg (en moyenne, 1 mg). Et le brocoli fait partie des rares végétaux qui fournissent des apports élevés de vitamine K, avec un taux de 0,17 mg pour 100 g.
· Minéraux : leur total approche 1100 mg pour 100 g. Ils sont largement dominés par le potassium (370 mg). On relève de grandes quantités de calcium : avec une teneur moyenne de 93 mg pour 100 g, le brocoli fait partie des végétaux frais qui en contiennent le plus (juste après les légumes-feuilles). Le phosphore atteint lui aussi un niveau élevé (67 mg pour 100 g), de même que le magnésium (qui varie entre 16 et 42 mg). Les oligo-éléments sont nombreux : on y trouve du fer (1,4 mg pour 100 g), du zinc, du manganèse, du cuivre, du nickel, du fluor, du cobalt, et des traces d’iode et de sélénium.
· Enfin, le brocoli est particulièrement bien pourvu en composés soufrés (appartenant notamment à la famille des dithiolthiones). Ces substances caractéristiques des crucifères sont très abondantes dans le brocoli : son taux de soufre est d’ailleurs nettement plus élevé que celui des autres choux (près de 140 mg aux 100 g, contre 85 mg dans le chou-fleur et 70 mg dans le chou vert et le chou rouge). Elles ont une action bénéfique dans la protection vis-à-vis du cancer.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Une source appréciable de vitamines et de minéraux
Grâce à sa haute densité vitaminique et minérale, le brocoli représente, dans l’alimentation, une source remarquable de nutriments essentiels. Avec une portion de 200 g de brocoli cuit, qui n’apporte pas plus de 50 kcalories, on peut en effet assurer :
- Plus de 100%de l’ANC* en vitamine C et vitamine K
- Près de 50% de l’ANC en vitamine B9
- Environ 20% de l’ANC en vitamine B2, vitamine B5, vitamine B6 et calcium
- Plus de 15% de l’ANC en vitamine E
- Environ 10% de l’ANC en magnésium et fer
- Des fibres efficaces
Les fibres sont abondantes dans le brocoli (3 g aux 100 g). Elles agissent avec une grande efficacité pour stimuler le transit intestinal. Leur action est accentuée par la présence de composés glucidiques particuliers : substances polyuroniques, hexanes et pentosanes. Ceux-ci ne sont que partiellement dégradés dans le tube digestif, et ont une action légèrement laxative. Une action prévention
De nombreux travaux ont permis de montrer que le brocoli possède des propriétés prévention vis-à-vis des cancers. On attribue cette action à plusieurs facteurs. En premier lieu (études menées notamment à l’Université Johns Hopkins - USA), à la présence de substances soufrées spécifiques, en particulier de glucoraphanine. Ce composé est un inducteur d’enzymes capables de neutraliser, chez l’homme, les radicaux libres (un processus qui, au niveau cellulaire, constitue une forme majeure de protection contre le cancer). La glucoraphanine est extrêmement abondante dans les jeunes pousses de brocoli (qui en renferment des quantités record). Autres substances présentes dans le brocoli, et qui pourraient expliquer l’efficacité de ce légume dans la prévention anti-cancer : les indoles, des dérivés du tryptophane. Le brocoli fait partie des aliments qui en fournissent les plus grandes proportions. Les indoles sont notamment capables de protéger l’organisme de l’action cancérogène des dérivés du benzopyrène.
Des vitamines du brocoli pourraient aussi jouer un rôle favorable. La vitamine B9, abondante dans le brocoli, permettrait de réduire le risque de cancer colique (selon les résultats de l’étude “ Nurses Health Study ”). D’autres vitamines, dont le brocoli est bien pourvu, agiraient aussi dans le même sens : la provitamine A et les vitamines C et E.
Enfin, les fibres très efficaces du brocoli interviendraient de façon bénéfique, et pourraient accentuer l’effet favorable des autres composants.
Tomates

Les principales caractéristiques
Riche en
eau (93 à
95 %), la tomate ne renferme que de faibles quantités
d’éléments énergétiques (environ 3 % de glucides, moins
de 1 % de protéines, des traces de lipides). De ce
fait, elle ne fournit guère plus de 15 kcalories aux
100 g, soit 63 kJoules.
Ses
glucides (ou hydrates de carbone) sont
représentés essentiellement par le fructose et le
glucose, des sucres d’assimilation rapide, et de
petites fractions de sucres plus rares, comme les
pentosanes ou les hexosanes.
Ses
acides organiques naturels (surtout acide
citrique et acide malique) lui confèrent sa saveur
légèrement acidulée. Le taux de ces acides organiques a
tendance à diminuer au cours de la maturation, en même
temps que celui des glucides s’élève. Ainsi, pour les
tomates précoces ou tardives, le rapport sucres/acidité
ne dépasse que rarement 7, alors que pour les tomates
de pleine saison et parfaitement mûres (en août ou
septembre), il atteint 10 : les tomates sont alors
douces et «fruitées». Les
fibres de
la tomate (essentiellement de la cellulose et des
hémicelluloses, et quelques traces de pectine) sont aux
alentours de 1,2 g aux 100 g, concentrées dans la peau
et les graines. Parmi les
minéraux de
la tomate, le potassium domine largement (il représente
près de la moitié du total !). Sont assez abondants
également le chlore (51 mg/100 g), le phosphore (24
mg/100 g) et le magnésium (11 mg/100
g).
Il faut noter que selon le
type de sol, et les engrais mis en oeuvre, les teneurs
en minéraux peuvent varier largement, et passer du
simple au double, voire au triple ou davantage (pour le
chlore ou le sodium par exemple). Les minéraux se
combinent aux acides organiques pour donner des résidus
aux propriétés alcalinisantes (basiques). De ce fait,
malgré sa saveur acide, la tomate participe au maintien
d’un bon équilibre acido-basique en favorisant
l'alcalinisation du milieu interne. Les
oligo-éléments sont nombreux : on peut noter
des teneurs non négligeables en fer et en zinc, ainsi
que des traces de cobalt, de nickel, de fluor, de bore,
de sélénium...
Toutes les
vitamines hydrosolubles sont bien
représentées dans la tomate, à commencer par la
vitamine C, dont le taux peut varier de 10 à 30 mg (10
à 20 mg le plus souvent). Les teneurs maximales (20 mg
et plus) se rencontrent dans les tomates de plein
champ, en pleine saison. C’est un apport appréciable,
puisque le besoin quotidien en vitamine C de l’adulte
est de 80 mg. La provitamine A (ou carotène) constitue
une fraction des pigments rouges de la tomate (en
association avec le lycopène, qui lui n’a pas d’action
vitaminique A). La teneur en provitamine A, précurseur
de la vitamine A, est de l’ordre de 0,6 mg aux 100 g :
mais là encore, on peut relever des teneurs très
diverses, selon les variétés et les degrés de maturité
(de 0,2 à 0,8 mg). Dans tous les cas, une tomate de 100
g couvre une fraction appréciable de l’apport quotidien
conseillé en provitamne A (3 à 5
mg).
Les
vitamines du groupe B sont nombreuses et relativement
abondantes, toutes sont représentées, y compris la
biotine (vitamine B8) et l’acide folique (vitamine
B9).
L'intérêt
nutritionnel et diététique
Peu énergétique, mais bien
pourvue en vitamines et minéraux, la tomate fait partie
des légumes à très haute densité nutritionnelle en ces
substances. Pour 100 kcalories, elle fournit en effet :
93 mg de calcium, 73 mg de magnésium, 3,3 mg de fer,
0,9 mg de zinc ; et 120 mg de vitamine C, 6,7 mg de
vitamine E, 0,13 mg d'acide folique. Elle participe
ainsi au bon équilibre nutritionnel de l'alimentation,
que l'on souhaite aujourd'hui légère et pas trop
calorique, certes, mais aussi bien pourvue en "élément
de sécurité".
Que la tomate soit consommée
en hors-d'oeuvre de crudité, ou sous forme de jus, ses
vertus apéritives sont appréciées : sa saveur acidulée
stimule en effet les sécrétions digestives, et prépare
à la bonne assimilation du repas.
Son intérêt en matière de
prévention des cancers est désormais reconnu, grâce à
différentes enquêtes épidémiologiques. Elles ont montré
qu'une consommation régulière et suffisante de tomate
(comme de chou et de carotte, d'ailleurs) était
corrélée avec un moindre taux d'apparition de cancers.
On pense que le lycopène de la carotte (ce pigment
caroténoïde proche de la provitamine A) pourrait avoir
une action protectrice contre le cancer. Action
peut-être renforcée par la présence de vitamine C, de
vitamine E et de fibres, autres facteurs efficaces dans
ce domaine.
Carottes

Les principales caractéristiques
· Apport énergétique de la carotte reste modéré 33 Kcalories aux 100g, comme celui de la plupart des légumes racines.
· Glucides (particulièrement en saccharose) augmente avec la maturation du légume : si les carottes jeunes sont plus tendres, elles sont aussi moins sucrées. C’est pourquoi, pour les variétés récemment mises au point (des hybrides, en général précoces), on a recherché un taux de sucre élevé.
· Vitamines La caractéristique essentielle de la carotte est sa très grande richesse en provitamine A (justement nommée carotène). Avec 100 g de carottes, on couvre plus de la moitié du besoin quotidien de vitamine A (le carotène se transforme en vitamine A dans l’organisme). Habituellement, les carottes les plus colorées sont aussi les plus riches en carotène. La teneur en carotène reste stable : elle n’évolue guère à partir du moment de la récolte, et la cuisson n’en détruit qu’une faible partie (10 à 15 % au maximum). La teneur en vitamine C n’est pas très élevée : 7 mg en moyenne pour 100 g. La cuisson entraîne une diminution de cette teneur : il est préférable d’adopter une cuisson en autocuiseur, rapide et à l’abri de l’oxygène de l’air (la perte n’est alors que de 20 %), plutôt qu’une cuisson traditionnelle (où la destruction touche 25 à 35% de la vitamine C).
· Apport minéral est globalement important : le potassium domine, comme dans la plupart des végétaux, mais on note des teneurs appréciables en calcium, magnésium, fer.
· Fibres, particulièrement abondantes, sont composées en majorité de pectine et de cellulose. Dans les carottes vieillies, dont la croissance s’est effectuée dans des conditions défavorables (sécheresse par exemple), le taux de lignine augmente dans le «cœur» qui devient dur et fibreux.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Grâce à cette richesse minérale, la carotte contribue, comme l’ensemble des végétaux, à l'équilibre acido-basique du milieu interne : ses résidus alcalinisants contrebalancent les effets acidifiants des viandes, poissons et aliments farineux.
La carotte, du fait de l'abondance et de l'originalité de ses fibres, peut régulariser efficacement le transit intestinal.
En cas de paresse intestinale, elle permet de lutter contre la tendance à la constipation, en apportant dans l'alimentation un complément de fibres particulièrement bien tolérées. Mais, paradoxalement, elle est également efficace dans des cas de diarrhée : la "soupe de carottes" (carottes cuites mixées), ou tout simplement la purée de carottes, sont alors classiquement utilisées. En effet les fibres de la carotte possèdent un fort pouvoir de rétention d'eau et améliorent la consistance des selles*.
Elle intervient aussi sur le bon état de la peau et des muqueuses, ainsi que dans la vision crépusculaire, grâce à sa forte concentration en provitamine A.
Le besoin en vitamine A et en provitamine A est augmenté chez les femmes enceintes, les utilisatrices de contraceptifs, les fumeurs, et lors de certains traitements médicamenteux. Pour satisfaire ce besoin supplémentaire, on juge aujourd'hui préférable d'augmenter l'apport en provitamine A, plutôt qu'en vitamine A qui est toxique en cas de surcharge. La consommation régulière de carottes est alors tout à fait indiquée.
La carotte possède par ailleurs une action favorable sur le taux du cholestérol sanguin. Selon une étude réalisée aux Etats-Unis, l'enrichissement de l'alimentation avec 200 g de carottes crues, chaque jour, peut faire chuter de 11 % le taux du cholestérol. On attribue aux fibres de la carotte (et en particulier aux pectines, qui ont une action "séquestrante" sur les sels biliaires et les acides gras), cet effet bénéfique.
Enfin, sa richesse en provitamine A, joue aussi un rôle utiles en prévention. Cette substance antioxydante s'oppose en effet à l'agression des radicaux libres qui se forment lors du vieillissement des cellules. Elle freine également l'évolution de l'athérosclérose, et intervient aussi dans les mécanismes qui stimulent l'immunité.
De très nombreuses études épidémiologiques ont montré des corrélations entre l'apport alimentaire de carottes (et d'autres légumes riches en provitamine A), et une protection vis-à-vis du cancer (cancer du poumon notamment) : une consommation régulière de carottes -de l'ordre de 100 g par jour- suffit à diviser par deux le risque de cancer du poumon ! On pense d' ailleurs que, dans la carotte, la provitamine A agit en synergie avec d'autres caroténoïdes présents dans ce légume (comme la bixine ou la lutéïne), ainsi qu'avec la vitamine E, la vitamine C, le sélénium, dont les propriétés protectrices vis à vis du cancer sont aussi reconnues.
* Avant l’âge de 4 mois n’utiliser que des produits spécialement élaborés pour nourrissons (carottes pauvres en nitrates)
Asperge

Les principales caractéristiques
- Apport énergétique modéré de 25 kilocalories pour 100 g de partie comestible, l’asperge s’inscrit dans la moyenne des légumes frais.
- Glucides sont présents à raison de 3,5 g aux 100 g en moyenne (la pointe de l’asperge étant un peu plus chargée en glucides que le reste de la tige), ils fournissent plus de la moitié du total calorique. Ce sont les réserves énergétiques de la plante. Ils sont constitués en majorité par du fructose, mais on retrouve également du glucose, des pentosanes, des hexosanes ainsi que des fructosanes.
- Protides et les composés azotés (acides aminés libres et amines) sont relativement abondants pour un végétal frais : 2,2 g. On note en particulier la présence de méthionine (un acide aminé soufré) et d’acide aspartique (un autre acide aminé, sous forme libre et combinée).
- Lipides n’apparaissent qu’en faibles quantités 0,2 g aux 100 g. Ils interviennent essentiellement comme constituants des membranes et des cellules végétales.
- Fibres représentent 1,5 % de composition total. Les pectines et mucilages donnent à la pointe d’asperge cuite sa consistance moelleuse caractéristique, tandis que les hémicelluloses, celluloses et surtout les traces de lignine confèrent à la tige une apparence fibreuse très caractéristique.
- Substances minérales et d’oligo-éléments dans l’asperge. Outre le potassium, qui comme dans la majorité des végétaux, arrive en tête (270 mg/100 g), on relève un niveau intéressant de calcium (20 mg), de magnésium (12 mg) et de fer (1,1 mg), ainsi que la présence de cuivre, de manganèse, de zinc, de bore et de fluor, etc. Enfin, le taux de sodium reste particulièrement bas (moins de 3 mg aux 100 g).
-
Vitaminiques varient assez sensiblement
en fonction des variétés. Les asperges violettes sont
plus riches en vitamine C et en provitamine A, les
asperges à pointe verte plus riches en vitamine B1 et
en vitamine B2.
Une haute densité nutritionnelle
L’asperge contribue à équilibrer l’ensemble de l’alimentation, à laquelle elle fournit des substances «de sécurité» (ayant des effets bénéfiques pour la prévention de nombreuses pathologies), et ceci sans risque d’excès calorique
A condition, bien entendu, de savoir limiter les sauces d’accompagnement qui sont, notoirement, plus énergétiques!
Pommes de terre

Les principales caractéristiques
La pomme de terre se présente
comme un légume particulier, de composition originale.
Elle renferme en effet près de 20 g de
glucides aux 100 g, soit 3 à 6 fois
plus que les autres légumes frais, et plus de 20 %
de
matière sèche (contre 10 % environ dans les
végétaux frais).
Son
apport énergétique est de ce fait plus élevé : 85
kcalories (355 kJoules) aux 100 g. Ses glucides sont
constitués essentiellement par de l’amidon (90 %), et
de petites quantités de glucose, saccharose et
fructose. La cuisson permettra à cet amidon d’être
assimilé par l’organisme (grâce à l’hydratation et à
l’éclatement des molécules).
Les
protides sont présents aux taux
relativement élevé (pour des végétaux) de 2 %. Leur
valeur biologique est inférieure à celle des protides
animaux, mais tous les acides aminés essentiels sont
bien représentés (y compris la lysine, déficitaire dans
les céréales). Ces protides sont plus abondants dans la
partie de la pulpe située immédiatement sous la peau de
la pomme de terre. Les lipides (ou graisses)
n’apparaissent qu’à l’état de traces, et ne jouent donc
aucun rôle nutritionnel notable. Parmi les
minéraux,
abondants, le potassium domine largement (370 mg/100
g). Bien représentés également le phosphore (50 mg/100
g) et le magnésium (21 mg/100 g, un taux élevé parmi
les légumes). On relève aussi un large éventail
d’oligo-éléments,
comme le fer (0,4 mg/ 100 g), le zinc et le cuivre (qui
favorisent la bonne assimilation du fer par
l’organisme), le manganèse, le cobalt, l’iode, etc.
L’apport
vitaminique est varié. Toutes les
vitamines du groupe B sont présentes à des taux
intéressants (vitamine B1 et vitamine B3
notamment).
La teneur en vitamine C est
appréciable, puisqu’elle peut atteindre 30 à 40 mg pour
des pommes de terre nouvelles, juste après la récolte,
et reste de l’ordre de 10 à 15 mg pour les pommes de
terre de consommation courante.
Enfin, les
fibres alimentaires dépassent 2 %, et
sont constituées surtout par des hémicelluloses et des
pectines (peu de fibres de structure fibreuse, comme
celluloses ou lignine).
L'intérêt nutritionnel et diététique
Grâce à leur teneur relativement élevée en glucides complexes (amidon), les pommes de terre peuvent contribuer au rééquilibrage de la ration alimentaire (aujourd’hui, souvent trop riche en graisses, et déficitaire en glucides complexes). Ceci, bien entendu, à condition de choisir préférentiellement les modes de préparation les moins gras (ce sont aussi les plus digestes !). Voir ci-après l’apport énergétique de chaque type de préparation de pommes de terre. Moyennant quoi, l’appétit sera parfaitement satisfait sans que cela entraîne une addition calorique excessive. Leur apport en vitamine C s’avère d’autant plus intéressant que les pommes de terre peuvent être consommées très régulièrement, et en quantité non négligeable (une petite portion est d’environ 200 g). Ainsi, compte tenu des pertes à la cuisson, un plat de pommes de terre fournit en moyenne 18 mg de vitamine C par personne (plus de 20 % du besoin quotidien). Et s’il s’agit de pommes de terre nouvelles, cet apport peut dépasser 35 mg (presque la moitié du besoin journalier). Les pommes de terre contribuent aussi efficacement à la fourniture du magnésium, souvent déficitaire dans l’alimentation : une portion de 200 g de pommes de terre en fournit 50 mg (ce qui est appréciable, compte tenu du besoin quotidien d'environ 350 mg). Pour préserver au mieux la teneur en magnésium des pommes de terre, préférer la cuisson vapeur, ou au four (plutôt que la cuisson dans l’eau). Elles permettent aussi un complément d’apport en fer non négligeable
Oignons

Les principales caractéristiques
La composition nutritionnelle
de l’oignon se rapproche de celle des autres légumes
frais. Il est plus ou moins riche en
eau de
constitution : cette teneur varie de 86 à 89 % pour les
oignons «de garde» (ou «oignons secs»), et peut
atteindre 90 à 93 % pour les oignons frais (oignons
blancs de printemps).
Il doit l’essentiel de
son
apport énergétique (34 kcalories aux 100 g en
moyenne, soit 142 kJoules) à ses
glucides,
ou hydrates de carbone. Ceux-ci sont constitués en
majorité par des fructosanes, les sucres de réserve de
la plante. Ces glucides, molécules complexes formées de
chaînes de fructose, ne sont que partiellement
assimilables. On relève aussi du glucose, du fructose
et du saccharose, ainsi que de petites quantités
d’autres glucides (pentosanes et hexosanes). Au total,
les glucides représentent environ 7 % de la masse de
l’oignon. Dans l’oignon blanc de printemps, plus riche
en eau, le taux de glucides est un peu moins élevé, de
même que l’apport énergétique (25 à 30 kcalories).
Les
protides,
les
lipides et
les autres constituants énergétiques de l’oignon ne
sont présents qu’en très faibles
quantités.
Parmi les nombreux
minéraux et
oligo-éléments, le soufre est le plus caractéristique.
Il atteint 50 mg/100 g, et entre dans la composition
des substances responsables de la saveur et de l’odeur
typiques de l’oignon. Le soufre est considéré comme un
facteur limitant la tolérance digestive d’un aliment.
On note aussi des teneurs importantes en potassium (170
mg/100 g), en phosphore (35 mg) et calcium (25 mg).
Des
oligo-éléments relativement rares sont bien
représentés : par exemple, le sélénium, qui favorise
les défenses immunitaires et s’avère essentiel dans la
lutte contre le vieillissement cellulaire (0,001 à
0,010 mg/100 g ; besoin quotidien estimé à 0,055 à
0,070 mg) l’oignon est une des meilleures sources
végétales de sélénium ; le manganèse, activateur de
nombreuses enzymes, et régulateur des
neuro-transmetteurs cérébraux (0,15 mg/100 g ; besoin
quotidien de l’ordre de 4 mg) ; le cobalt,
anti-anémique car co-facteur de la vitamine B12 (au
taux de 0,013 mg/100 g) ; le fluor, nécessaire au bon
état des dents et des os (0,04 mg/100 g) ; le
molybdène, catalyseur azoté (0,01 mg),
etc...
La teneur en
vitamine C de l’oignon est loin d’être
négligeable : elle atteint 25 mg/100 g dans l’oignon
blanc («oignon frais»), et reste aux alentours de 7 mg
dans l’oignon «de garde», celui que l’on consomme toute
l’année. On comprend mieux le rôle d’aliment
anti-scorbutique joué autrefois par l’oignon pour les
marins qui partaient en haute mer. Les
pigments colorés (polyphénols
flavonoïdes jaunes, ou substances anthocyanes de
couleur rouge ou violette) qui donnent aux différentes
variétés d’oignons leurs teintes caractéristiques,
possèdent aussi des propriétés «vitamine P», et
potentialisent l’action de la vitamine C (en renforçant
notamment la résistance des capillaires sanguins).
Beaucoup de vitamines du groupe B sont retrouvées dans
l’oignon, à des taux modérés. On relève aussi la
présence de vitamine E (0,14 mg/100 g) et de
provitamine A (0,01 à 0,05 mg). Les
fibres,
moyennement abondantes (2,1 %), sont constituées à la
fois de celluloses et d’hémicelluloses (qui forment les
parois des cellules végétales) et de pectines et autres
substances colloïdales (donnant des composés de
consistance mucilagineuse après cuisson). Cet
équilibre, entre des fibres de nature différente, rend
l’oignon cuit doucement laxatif, et bien supporté par
les intestins.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Bien qu’il soit souvent
consommé en quantités modérées - notamment lorsqu’il
est utilisé comme condiment - l’oignon possède de
réelles qualités nutritionnelles : il peut fournir des
quantités appréciables de vitamine C, et de «facteur
vitaminique P», de nombreux minéraux et oligo-éléments
(notamment du sélénium, aux propriétés immunitaires et
anti-oxydantes reconnues). Et tout ceci en même temps
qu’un apport calorique modéré (ce qu’on apprécie en
général aujourd’hui !). Mais l’oignon présente, de
plus, des actions physiologiques originales, qui ont
fait l’objet de nombreuses études récentes
:
Action
diurétique
Due semble-t-il à la présence
des fructosanes, ces glucides particuliers, abondants
dans le bulbe ; et probablement au rapport élevé
potassium/sodium.
Effets
bénéfiques sur le système
cardio-vasculaire
L’oignon frais inhibe
l’agrégation plaquettaire (en agissant sur différents
systèmes enzymatiques), ce qui évite la formation
éventuelle de caillots, et protège des risques
d’obstruction des vaisseaux et de thrombose. Une équipe
bordelaise a démontré que ces effets sont nettement
observables avec une consommation quotidienne de 200 g
d’oignons crus.
Chez l’animal, on a mis aussi
en évidence une action protectrice vis-à-vis d’une
surcharge alimentaire en
cholestérol.
Action
hypoglycémiante
L’oignon s’oppose à une
élévation excessive du taux de sucre dans le sang. Les
principes actifs : certains constituants soufrés
(disulfure d’allyle et de propyle) et une amine
spécifique (la diphénylamine). Cette action a été
retrouvée chez l’animal et chez
l’homme.
Action
bactériostatique
A l’état frais, l’oignon
s’oppose à la prolifération microbienne, et peut même
jouer un rôle anti-bactérien, notamment vis à vis des
bactéries gram+.
Navet et rutabaga

Les principales caractéristiques
Légume de la famille des
crucifères, le navet (Brassica
napus, var. rapa) est aujourd'hui surtout
considéré comme un légume de diversification. On en
connaît différentes espèces, en particulier : le navet
d'automne, plutôt cultivé dans les régions nordiques ;
le navet précoce (parfois dits "navet de mai") qui est
aujourd'hui le plus courant ; et le navet "pygmée", au
goût très relevé.
Le rutabaga
(Brassica
napus, var. napobrassica), appelé aussi "chou-navet",
appartient à la même famille de crucifères. Devenu rare
aujourd'hui sur les marchés, il a longtemps été
largement consommé, particulièrement en période de
disette. Il en existe des variétés blanches, d'autres
violacées à chair blanche, et enfin (les plus fines sur
le plan gustatif) des jaunes à chair jaune. Riches
en
eau (respectivement 93 % et 89,3
%), le navet et le rutabaga ne renferment qu'une
quantité modeste de composants énergétiques. Les
glucides du
navet ne dépassent pas 3,2 g aux 100 g (ils atteignent
toutefois 7,2 g dans le rutabaga), et les
protéines comme les
lipides ne
sont présents qu'en faibles proportions (de l'ordre de
1 % au maximum). De ce fait, l'apport
énergétique de ces légumes reste modéré :
18 kcalories (75 kJoules) aux 100 g pour le navet, 35
kcalories (145 kJoules) pour le
rutabaga.
L'éventail de leurs
minéraux est assez proche, avec une
teneur élevée en potassium (230 à 240 mg aux 100 g),
des apports non négligeables en calcium (respectivement
39 et 47 mg) et en phosphore (31 mg). On note bien sûr
la présence de nombreux
oligo-éléments : outre le fer (0,3 et 0,4
mg), le zinc (0,17 et 0,1 mg), le cuivre (0,05 à 0,08
mg) et le manganèse (0,06 mg), on relève aussi des
traces de nickel, de molybdène, d'iode, de sélénium,
etc. On peut remarquer que dans le navet, le sodium
atteint 57 mg aux 100g, taux comparable à celui -
relativement important - de la carotte ou l'artichaut,
par exemple, et qui limite la consommation de ces
légumes dans un régime désodé strict. Le navet et le
rutabaga fournissent des apports tout à fait
intéressants en
vitamines.
Ils renferment respectivement 20 mg et 33 mg de
vitamine C (et encore 11 mg après cuisson), ce qui les
place parmi les légumes bon fournisseurs d'acide
ascorbique. On y retrouve également dans leurs
composants toute la gamme des vitamines du groupe B (à
l'exception de la vitamine B12, absente du règne
végétal), et un peu de provitamine A (ou
carotène).
Ces légumes ont en commun une
teneur en
fibres modérée (2 g pour le navet et
1,5 g pour le rutabaga), avec une nette prédominance
des fibres insolubles (près de 90 % du total). Comme
tous les légumes crucifères (en particulier les choux),
le navet et le rutabaga possèdent une saveur marquée,
due à la présence d'hétérosides
soufrés.
Ces substances peuvent provoquer, chez des sujets au
système digestif fragile, flatulences et gênes
intestinales. Mais elles présentent par ailleurs un
intérêt majeur : une action "anti-cancer"
reconnue.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Navet et prévention du cancer
Les hétérosides soufrés ou
glucosinolates présents dans le navet et le rutabaga
sont abondants : on en retrouve jusqu'à 40 mg aux 100
g. Ces substances (en particulier les dithiolthiones et
les isothiocyanates) possèdent un pouvoir
anticarcinogène puissant : elles augmentent l'activité
des enzymes incriminées dans la détoxication des
composés carcinogènes ou favorisant les mécanismes de
cancérogénèse. Les indoles, autres substances
spécifiques présentes dans le navet et le rutabaga,
possèdent une influence sur le métabolisme des
oestrogènes hépatiques, et pourraient avoir un effet
préventif sur le cancer du sein, oestrogéno-dépendant.
Les indoles auraient également un effet protecteur
vis-à-vis des cancer de l'estomac (notamment les
cancers provoqués par la consommation d'aliments fumés)
et de l'intestin. Dans de très nombreuses enquêtes
nutritionnelles, une consommation régulière de légumes
crucifères - choux, mais aussi navet et rutabaga -
apparaît corrélée avec une incidence moindre de cancers
(notamment pulmonaires, digestifs et du sein).
Navet et équilibre de l'alimentation
Outre leur intérêt comme
sources de composés à action "anti-cancer", le navet
ainsi que le rutabaga peuvent contribuer au bon
équilibre de l'alimentation, grâce à la nature et aux
proportions de leurs composants. Ainsi, une portion de
150 g de navet couvre au moins 5 % de l'AJR* pour les
vitamines B1, B2, B6 et B9. Et leur densité en vitamine
C est remarquable, puisqu'elle atteint 65 mg pour 100
kcalories fournies par le navet ou le rutabaga cuits
(rappel : l'AJR* en ce qui concerne la vitamine C est
de 80 mg, pour une alimentation qui fournit entre 1800
et 2500 kcalories). Le navet et le rutabaga assurent
également un complément très diversifié en minéraux et
en oligo-éléments, des composants précieux pour la
qualité nutritionnelle de l'alimentation. Enfin, leurs
fibres sont efficaces pour le bon fonctionnement des
intestins.
Fraises

Les principales caractéristiques
Quelle que soit sa variété, la
fraise se présente comme un fruit riche en
eau (près
de 90 %), et relativement peu chargé de glucides ou
sucres ( 6 à 9 %, moyenne des fruits : 10 à 14 %). De
ce fait, et compte tenu de ses faibles teneurs
en
protéines et en
lipides,
ainsi qu’il est habituel dans les végétaux frais, la
fraise n’apporte que peu d’énergie : en moyenne 35
kcalories, soit 146 kJ aux 100 g, ce qui est peu pour
un fruit.
Ce sont les
glucides qui confèrent à la fraise sa
saveur sucrée. Parmi eux, dominent fructose et glucose
(chacun représentant 1/4 à 1/3 des sucres). Viennent
ensuite le saccharose et les pentosanes, et à l’état de
traces, des sucres plus rares tels le xylose, le
sorbitol et le xylitol. Les
acides organiques naturels, responsables, eux,
de la saveur acidulée du fruit, sont abondants : 1,1 g
aux 100 g en moyenne (pratiquement autant que dans
l’orange, et deux fois plus que dans la pomme). Il
s’agit essentiellement d’acide citrique (0,9 %). On
trouve aussi un peu d’acide malique (0,1 %), et des
traces d’autres acides organiques naturels (acides
chlorogénique, oxalique, quinique, benzoïque, gallique,
et même salicylique).
Les
fibres de
la fraise dépassent le taux de 2 %, ce qui est une
teneur assez élevée pour un fruit. Il s’agit à la fois
de fibres tendres, en majorité des pectines (qui
donnent au fruit sa texture moelleuse, et lui
permettent de «prendre» quand on confectionne confiture
ou gelée), et des fibres plus coriaces, notamment la
lignine (constituant essentiel des «akènes», les petits
grains durs fixés en surface du
fruit).
L’apport en
minéraux est modéré dans la fraise,
mais diversifié et bien équilibré. Comme dans la
plupart des végétaux frais, le potassium domine
(environ 150 mg/100 g). Le calcium est présent au taux
non négligeable de 20 mg/100 g (beaucoup de fruits en
renferment moins). A noter aussi une teneur en fer de
0,4 mg/100 g, fer associé à du cuivre et du zinc qui
facilitent sa bonne assimilation. Enfin, le magnésium
est présent au taux de 12 mg/100 g. Et on note
également des traces d’éléments plus rares et utiles à
l'équilibre nutritionnel, comme le bore, le fluor, le
cobalt, le molybdène, le sélénium... Parmi les
vitamines de la fraise, la plus
caractéristique et la plus intéressante est
incontestablement la vitamine C. Elle atteint en
moyenne 60 mg aux 100 g (avec des extrêmes qui, selon
les variétés et les conditions de culture, varient de
40 mg à 90 mg). La fraise se situe ainsi parmi les
fruits les plus riches en cette vitamine (largement au
niveau des agrumes, et bien au-delà de la plupart des
autres fruits courants). L’apport en vitamines du
groupe B est moyen mais diversifié avec notamment la
présence de biotine (ou vitamine B8) et d’acide folique
(ou vitamine B9), deux vitamines B généralement assez
peu abondantes dans les fruits. A noter enfin une
petite quantité de provitamine A
(carotène).
L'intérêt nutritionnel et diététique
Fruit rafraîchissant par
excellence, grâce à sa richesse en eau, et à son bon
équilibre glucides/acides organiques, la fraise
présente de plus la particularité (très appréciée par
les consommateurs d’aujourd’hui) d’être fort peu
énergétique : 52 kcalories pour une portion de 150 g,
c’est très raisonnable pour un dessert ou une collation
légère !
La densité minérale de la
fraise (apport en minéraux pour 100 kcalories) s'avère,
de ce fait, très intéressante, notamment pour le
magnésium (34 mg/100 kcalories), le calcium (57 mg/100
kcalories) et le fer (1,14 mg/100
kcalories).
Enfin, sa richesse en vitamine
C est remarquable : il suffit d’une portion de 150 g
(ce qu’on consomme habituellement) pour couvrir
largement l'apport quotidien conseillé en cette
vitamine (80 mg pour l’adulte) ! Cette teneur élevée
en
Maïs

Les principales caractéristiques
Obtenu à partir de variétés
spéciales, le maïs doux -
Zea mays saccharata - qu'on consomme frais, en
épi, diffère du maïs-céréale ou maïs-grain (qui
appartient cependant à la même famille que lui). Et
même si sa composition se rapproche davantage de celle
des légumes frais (auxquels il s'apparente, du moins en
ce qui concerne le mode de consommation), il s'en
éloigne sur de nombreux aspects. Ainsi, il est
nettement plus riche en eau que le maïs-céréale : le
maïs doux est en effet récolté lorsque sa teneur
en
eau est aux
alentours de 70 %, alors qu'on récolte le maïs-grain
avec 30 % d'eau (et on le stocke avec 15 % d'humidité).
Mais il contient moins d'eau que les légumes frais
(dont les teneurs hydriques habituelles sont de l'ordre
de 90 à 95 %), et il renferme donc davantage de matière
sèche (en particulier de glucides, de protides, de
fibres et de minéraux).
De ce fait, le maïs doux
apparaît aussi
plus énergétique que les légumes frais : il
fournit en moyenne 96 kilocalories - 401 kJoules - aux
100 g net. A noter que l'appor énergétique du
maïs-céréale est de l'ordre de 330 kcalories
(1380kJoules) aux 100 g.
Les
glucides sont, après l'eau, le second
contituant du maïs doux : ils représentent 15 à 20 % du
poids total, avec une moyenne de 18 %. Une teneur
largement supérieure à celle de la majorité des légumes
frais (2 à 4 %), et comparable à celle de la pomme de
terre. La nature de ces glucides peut varier
notablement selon les variétés de maïs doux, mais on
sélectionne maintenant des variétés dans lesquelles un
gène empêche la transformation totale des sucres en
amidon-durant la maturation (comme c'est le cas pour le
maïs-céréale). Le saccharose domine donc nettement dans
le maïs doux (il peut représenter 50 à 60 % des
glucides totaux), tandis que l'amidon et les dextrines
occupent une place plus resteinte (environ 25 à 35 % du
total). On relève aussi de petites quantités de
glucose, fructose, maltose et
mannitol.
Le taux des
fibres est
élevé, puisqu'il atteint 4 % du total. Elles peuvent
être plus ou moins tendres, selon la variété, et le
degré de maturité du grain. La fraction de cellulose
proprement dite et d'hémicelluloses augmente avec la
maturation, tandis que le taux des substances
colloïdales et des pectines diminue.
Le maïs doux renferme en
moyenne 3,3 % de
protéines (davantage que la plupart des
autres légumes frais). Comme toutes les protéines
végétales, elles sont déficitaires en certains acides
aminés essentiels : les acides aminés limitants
(c'est-à-dire présents en quantité insuffisante par
rapport aux autres acides aminés indispensables) sont
la lysine et le tryptophane. En consommant au même
repas des aliments protéiques d'origine animale
(laitage, fromage, oeuf, poisson ou viande) qui sont,
eux, riches en ces acides aminés, on assure une
optimisation de la valeur biologique des protéines du
maïs doux.
Le maïs doux se distingue
aussi nettement des légumes frais par sa teneur
relativement importante en
lipides :
avec un apport moyen de 1,2 g aux 100 g, il en renferme
5 à 6 fois plus que l'ensemble des légumes (dans
lesquels il est rare que les lipides dépassent 0,1 à
0,2 g aux 100 g). Ces lipides sont constitués en grande
majorité par des acides gras insaturés : 50 % de
polyinsaturés, 33 % de monoinsaturés, et environ 15 %
de mono-insaturés. Ils n'interviennent que faiblement
dans le bilan énergétique du maïs doux, mais jouent un
rôle important dans la vie de la plante (ils sont
notamment concentrés dans le germe du grain), et
contribuent à l'apport alimentaire en acides gras
essentiels. Les
teneurs vitaminiques du maïs doux sont plutôt
élevées, et globalement intéressantes. Ainsi, les
vitamines du groupe B sont 2 à 3 fois plus abondantes
que dans les autres légumes frais : 0,22 mg de vitamine
B1, 0,07 mg de vitamine B2, 1,7 mg de vitamine B3, 0,7
mg de vitamine B5, 0,1 mg de vitamine B6, 50 µg de
vitamine B9. Le taux de vitamine C atteint 10 mg (et
après cuisson, il se maintient aux alentours de 6 à 7
mg). La teneur en provitamine A (ou carotène), modérée,
est de l'ordre de 0,12 à 0,15 mg aux 100 g (elle est
liée à la présence des pigments). La vitamine E,
présente au taux de 0,7 mg aux 100 g, joue dans le maïs
doux un rôle anti-oxydant essentiel (les acides gras
polyinsaturés du germe sont en effet très sensibles à
l'oxydation).
Le maïs doux renferme beaucoup
de
minéraux,
plus de 800 mg pour 100 g. Le potassium domine (il
représente plus du tiers du total). Le phosphore est
abondant (plus de 100 mg), ainsi que le magnésium (33
mg). Si le maïs doux s'avère pauvre en calcium (3 mg en
moyenne), il fournit des apports non négligeables en
fer (0,6 mg) et en zinc (0,6 mg). Les
oligo-éléments y sont enfin nombreux et bien
diversifiés (manganèse, cuivre, nickel, molybdène,
iode, sélénium).
L'intérêt nutritionnel et diététique
Des calories sans risque
Le maïs doux, grâce à sa
richesse en glucides, est un légume relativement
calorique (96 kcalories aux 100 g). Il présente la
particularité de fournir une énergie utilisée
progressivement par l'organisme, cela en raison
notamment de sa richesse en fibres. Et une portion
modérée - de l'ordre de 150 g net, soit environ 150
kcalories - suffit largement pour satisfaire l'appétit.
Son index glycémique est modéré : il ne dépasse pas 65
(si on prend comme base 100 l'index glycémique du pain
blanc ; sur cette base, les pommes de terre ou le riz
atteignent 80, le glucose 140). Cela signifie que le
maïs doux est un aliment qui n'élève que modérément le
taux des glucides dans le sang et, de ce fait, ne
favorise pas la mise en réserve de l'énergie sous forme
de graisse.
Beaucoup
de nutriments utiles
Les apports vitaminiques du
maïs doux s'avèrent particulièrement intéressants. Une
portion de 150 g permet en effet de couvrir une
fraction appréciable des apports quotidiens conseillés
: 20 à 25% pour la vitamine B1, 15 % pour la vitamine
B9, 12 % pour la vitamine C, 10 % pour les vitamines
B2, B5 et B6, et 9 % pour la vitamine
E.
Le maïs doux est une
excellente source de fibres (pour une portion de 150 g,
il en fournit 6 g). Les fibres du maïs doux peuvent
renforcer un apport qui est souvent globalement
insuffisant. On atteint en effet difficilement sans
apport suffisant en végétaux les 25 ou 30 g recommandés
chaque jour. Ces fibres stimulent efficacement la
motricité intestinale, et permettent de lutter contre
une tendance à la constipation.
Autre atout du maïs doux : sa
teneur en magnésium, très appréciable dans la mesure où
une portion de 150 g en fournit 50 mg, soit 12 à 15 %
de l'AJR (Apport Journalier Recommandé). Le magnésium,
fréquemment déficitaire dans l'alimentation actuelle,
exerce une action anti-stress reconnue, et intervient
pour le bon équilibre neuro-musculaire. Tout aliment
qui, comme le maïs doux, peut en apporter une quantité
notable, est donc bienvenu.
Haricots

Les principales caractéristiques
Légumineuse consommée encore
immature, le haricot vert possède des caractéristiques
nutritionnelles lui permettant d’être considéré comme
un légume frais à part entière.
Sa teneur en
eau dépasse
90 %, et selon les variétés et le niveau de maturité
lors de la récolte, il renferme 3,6 à 6 g de
glucides aux 100 g, 2 à 3 g de
protides (les
lipides n’existent dans le haricot
qu’en très faibles quantités, de l’ordre de 0,2 g).
Son
apport énergétique s’élève à 30 kcalories aux 100
g (125 kJoules), ce qui le classe dans la moyenne des
légumes frais (à un niveau intermédiaire entre la
tomate ou le chou, et la carotte ou
l’artichaut).
Les
glucides du
haricot vert ont une composition originale (due
notamment à la présence des graines dans la gousse).
Ils sont constitués pour 50 % d’amidon (d’où la
nécessité de cuire les haricots verts avant de les
consommer), pour environ 30 % par du verbascose (un
pentasaccharide complexe caractéristique des graines de
légumineuse), et pour environ 20 % par un ensemble de
glucides plus simples : glucose, fructose et
saccharose.
Le taux des
protéines dépasse 2 g aux 100 g, ce qui
place le haricot vert parmi les légumes frais qui en
sont le mieux pourvus. Parmi les acides aminés
indispensables apportés par ces protéines, les acides
aminés soufrés (méthionine et cystine) sont légèrement
déficitaires : de ce fait, l’indice protéique des
protéines du haricot est de l’ordre de 55 à 60
(l’indice protéique de la protéine de référence - celle
de l’œuf - est de 100 ; l’indice de la viande est de 80
à 85 ; celui du lait de vache de 78 ; celui de la pomme
de terre de 56). Les protéines du haricot sont par
contre riches en lysine, ce qui permet une bonne
supplémentation des protéines des céréales
(déficitaires en cet acide aminé). Les
fibres sont
présentes au taux moyen de 3 g aux 100 g (mais peuvent
atteindre 4 g dans certains haricots verts). La
pectine, qui donne au haricot cuit sa consistance
moelleuse, représente environ les 2/5 du total des
fibres, de même que la cellulose (constituant essentiel
des membranes végétales). La lignine, fibre coriace
située surtout dans la cosse, constitue le reste des
fibres, soit environ 1/5 du total.
Les
substances minérales (0,7 g aux 100 g) sont
dominées par le potassium (243 mg aux 100 g). Calcium
et magnésium sont relativement abondants (56 et 28 mg
aux 100 g). On relève aussi 1 mg de fer, et la présence
de très nombreux
oligo-éléments (manganèse, zinc, bore,
cuivre, fluor, nickel, iode, cobalt,
sélénium).
Le haricot vert est bien
pourvu en
vitamines :
on y trouve en moyenne 16 mg de vitamine C, 0,3 mg de
provitamine A, 0,24 mg de vitamine E, et pratiquement
toutes les vitamines du groupe B à des taux
modérés.
A noter :
La cuisson entraîne des modifications dans la
composition du haricot. Ses taux de glucides et de
protides sont diminués, et son apport énergétique n’est
plus que de 23 kcalories (96 kJoules) aux 100 g. Sa
teneur en vitamine C passe de 16 mg à 10 mg en moyenne.
Ses taux de vitamines B et de potassium, de calcium et
de phosphore diminuent également. Il conserve cependant
autant de provitamine A, et pratiquement autant de
magnésium, de fer et de fibres qu’à l’état
cru.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Léger en calories
Grâce à son apport énergétique
modéré, le haricot vert frais permet une bonne
diversification des menus... sans aucun risque pour la
ligne : une portion de 200 g de haricots verts (portion
déjà généreuse et capable de bien satisfaire l’appétit)
n’apporte que 60 kcalories, soit moins de 3 % du total
énergétique quotidien.
Un
apport vitaminique particulièrement
intéressant
Un plat de haricots verts
frais fournit des quantités appréciables de vitamines.
Ainsi, une portion de 200 g permet de couvrir 20 % du
besoin quotidien de provitamine A (antioxydante, et
reconnue efficace dans la prévention de certains
cancers), 25 % du besoin en vitamine C(vitamine du
tonus, qui potentialise l’action de la provitamine A),
27 % du besoin en acide folique (particulièrement utile
pour les sujets en croissance et les femmes enceintes),
et 5 à 10 % du besoin en vitamines B1, B2, B3 et B6 et
(vitamines qu’il est parfois difficile de trouver en
quantités suffisantes dans l’alimentation). Pour
préserver au mieux ces vitamines, ainsi d’ailleurs que
les minéraux, il est conseillé de ne cuire les haricots
verts que le temps strictement nécessaire, et de
préférence à la vapeur ou dans très peu
d’eau.
Un
légume apprécié et bien toléré
Les haricots verts sont
appréciés par la majorité des convives... y compris par
ceux qui n’aiment guère les autres légumes frais ! Ils
permettent d’introduire facilement de la variété dans
les menus, car les variétés commercialisées en «frais»
sont bien diversifiées : haricots verts filets (à
déguster encore légèrement «croquants»), haricots
«mange-tout» tendres et bien moelleux, haricots
«beurre» presque fondants... Il en existe pour toutes
les préférences, durant toute la saison.
Leur tolérance est généralement très bonne, et il
s’agit d’un légume frais que l’on peut servir à
pratiquement tous les convives. Pour les plus jeunes,
ou les plus délicats, on choisit les haricots filets
«extra-fins», dont les gousses très jeunes sont moins
chargées en fibres (leurs grains très peu développés
n’apportent pas de lignine). Les gros haricots
mange-tout sont par con
Fenouil
Les principales caractéristiques
Le fenouil
(Foeniculum
dulce), en
dépit de son appellation commune "fenouil bulbeux",
n'est pas un bulbe (organe souterrain de la plante,
comme l'oignon) mais un légume-feuilles. Ce que l'on
consomme est en effet la base renflée et charnue de ses
feuilles imbriquées les unes dans les autres. Cette
structure lui confère une composition
spécifique.
Le fenouil se caractérise par
une teneur en
glucides modérément élevée pour un
légume frais, puisqu'elle atteint 2,8 g aux 100 g : une
valeur du même ordre que celle de la courgette. Ces
glucides sont constitués essentiellement par du
fructose et du glucose, de petites quantités de
saccharose et de glucides moins courants (pentoses),
ainsi que des traces de
glycuronides.
Sa teneur
en
fibres est
élevée : elle atteint 3,3 g aux 100 g. Il s'agit
notamment de celluloses et d'hémicelluloses (qui
constituent les parois cellulaires), et de substances
de nature pectique (qui confèrent au fenouil une
consistance moelleuse après
cuisson).
Le fenouil
renferme plus de
protéines végétales et de
lipides que
la moyenne des légumes frais : 2,7 g de protéines aux
100 g (au lieu de 1 à 2 g en général), et 0,3 g de
lipides (la teneur des légumes est habituellement
inférieure à 0,2 g aux 100 g). Ces lipides, comme dans
tous les légumes-feuilles, sont à dominante d'acides
gras polyinsaturés de la série n-3 (aux propriétés
anti-hypercholestérolémiantes).
Le fenouil apporte en moyenne
25 kcalories (105 kJoules) aux 100 g : 11,2 kcalories
provenant des glucides, 10,8 des protéines, 2,7 des
lipides). Sur le
plan énergétique, il se situe ainsi au niveau
du chou ou l'asperge.
L'eau
de constitution du
fenouil (88 % environ) renferme en solution des
minéraux abondants (plus de 1,5 g aux
100 g) et bien diversifiés, avec une prédominance
marquée du potassium (430 mg aux 100 g). Calcium,
phosphore et magnésium sont bien représentés (avec des
taux respectifs de 100 mg, 51 mg et 40 mg aux 100 g).
Le fenouil possède une teneur en fer élevée : 2,7 mg
aux 100 g, supérieure aux teneurs courantes des légumes
frais, habituellement comprises entre 0,5 et 1 mg aux
100 g. L'assimilation de ce fer sera favorisée par la
présence simultanée de vitamine C et est potentialisée
par le fer hémérique qui peut étre apporté dans un même
temps par viande et poisson. A noter enfin qu'il est un
des végétaux frais les plus riches en sodium (86 mg aux
100 g), ce qui est très au dessus de la moyenne des
fruits et des légumes.
Enfin, l'apport
vitaminique du fenouil est remarquable,
puisqu'il fait partie des légumes frais les plus riches
en vitamine C (52 mg aux 100 g), en provitamine A ou
carotène (3,7 mg), en vitamine E ou tocophérols (6 mg)
et en acide folique ou vitamine B9 (0,1 mg). Les autres
vitamines du groupe B sont également bien représentées
(vitamine B1 : 0,23 mg ; vitamine B2 : 0,11 mg ;
vitamine B3 : 0,3 mg ; vitamine B5 : 0,25 mg ; vitamine
B6 : 0,1 mg).
L'intérêt nutritionnel et diététique
Riche en éléments de sécurité
L'intérêt nutritionnel du
fenouil réside en grande partie dans la présence de
nombreux "éléments de sécurité", composants dont on a
reconnu l'effet protecteur vis-à-vis de certaines
maladies de la cellule, en particulier cancers et
maladies cardio-vasculaires. Ces substances semblent
agir en synergie, c'est pourquoi le fait que ces
différents éléments soient à la fois nombreux et
abondants dans le fenouil est particulièrement
intéressant.
Il s'agit des carotènes, de la
vitamine C, de la vitamine E (substances anti-oxydantes
très actives au niveau cellulaire), de l'acide folique
ou vitamine B9 (qui joue un rôle important dans les
phénomènes immunitaires), des fibres (qui, lorsqu'elles
associent celluloses et pectines sont utiles à la fois
pour la prévention des cancers, et des maladies
cardio-vasculaires), des minéraux (notamment magnésium
et potassium, bénéfiques pour la lutte contre le
développement tumoral et l'hypertension), et enfin des
acides gras polyinsaturés (qui contribuent, même à
faible dose, aux mêmes effets protecteurs).
Bien toléré et naturellement léger en
calories
Le fenouil constitue un légume
de diversification bien toléré par les convives, car sa
saveur est douce, et ses fibres s'avèrent très tendres
si on prend soin de retirer les feuilles extérieures du
bulbe (ce sont celles qui renferment les fibres les
plus coriaces). Un plat de fenouil cuit de 250 à 300 g
permet de se rassasier très efficacement, et cela sans
danger pour l'addition énergétique globale : il apporte
moins de 100 kcalories, c'est à dire à peine 5 % du
total quotidien!
Épinards

Les principales caractéristiques
Avec un apport de 18 kcalories
soit 75 kJoules aux 100 g, l’épinard fait partie des
légumes frais les moins
énergétiques.
Il est en
effet riche en
eau (plus
de 90 %), et ne renferme, de ce fait, qu’une quantité
limitée de substances énergétiques :
-
Un peu plus de 1 g
de
glucides aux 100 g. Ils sont
constitués, comme dans la plupart des légumes-feuilles,
par une majorité de sucres peut courants : pentanes et
hexanes, et dans une moindre proportion par du
saccharose, du glucose et du
fructose.
-
Environ 2,7 g
de
protides.
Abondants pour un légume frais, ils possèdent une
valeur biologique satisfaisante : tous les acides
aminés essentiels sont présents (avec néanmoins un
léger déficit en tyrosine).
-
0,3 g de
lipides seulement. Présentes à l’état
de traces, ces substances grasses n’ont aucune
incidence significative sur l'apport énergétique. Mais
on peut noter qu'elles ont pour constituant, en
proportion intéressante, un acide gras relativement
rare dans l'alimentation, l'acide linolénique :
l'épinard en apporte 89 mg aux 100 g (l'apport
quotidien recommandé pour une bonne prévention des
maladies cardio-vasculaires étant de l'ordre de 1000 à
1300 mg par jour).
-
L’épinard fournit
une quantité intéressante de
minéraux (plus de 1,5 g aux 100 g),
très diversement représentés. Le potassium arrive
largement en tête, comme dans presque tous les
végétaux. Le calcium atteint des valeurs élevées, de
même que le sodium (l’épinard est parmi les légumes
frais les plus chargés en sodium), le fer et le
magnésium. On y trouve aussi de très nombreux
oligo-éléments, du cuivre, du zinc, de
l’iode, du sélénium, etc... Les taux de
plusieurs
vitamines sont remarquablement élevés :
la teneur en provitamine A (carotène) est l’une des
plus hautes dans un légume frais (2 à 9 mg aux 100 g),
et il renferme en moyenne 50 mg de vitamine C (au
moment de la récolte, cette teneur peut atteindre 120
mg aux 100 g). Il est également particulièrement riche
en acide folique ou vitamine B9, qui a d’ailleurs été
isolée pour la première fois de la feuille d’épinard,
d’où son nom : son taux varie entre 0,08 et 0,2 mg aux
100 g.
-
On trouve les
autres vitamines du groupe B en quantités appréciables,
de même que la vitamine E (2,5 mg aux 100 g) et la
vitamine K.
-
Les
fibres de
l’épinard sont abondantes (2,7 %), constituées en
majorité par des celluloses et des hémicelluloses, qui
forment la structure des membranes cellulaires du
végétal.
L'intérêt nutritionnel et diététique
L’épinard constitue un légume
de choix pour tous ceux qui souhaitent une alimentation
légère et saine : une portion moyenne de 200 g
(correspondant à 250 g d’épinards crus) fournit moins
de 50 kcalories soit 209 kJoules, et 7 g de fibres,
plus du quart de l’apport total conseillé pour une
journée! Son intérêt vitaminique est incontestable : un
plat d’épinards (200 g cuits) apporte au moins 8 mg de
provitamine A (le besoin quotidien est de 3 à 5 mg), et
en moyenne 30 à 40 mg de vitamine C (pratiquement la
moitié de l'apport quotidien
conseillé).
Il permet aussi de couvrir
près des 3/4 des besoins en acide folique (cette
vitamine B si importante pour la femme enceinte, et
souvent déficitaire dans
l’alimentation).
Ses qualités minéralisantes
sont réelles : on a parfois eu tendance à les
surestimer, ou au contraire à les nier. Pourtant,
l’épinard joue un rôle efficace dans la recharge
minérale de l’organisme. Il renferme de grandes
quantités de fer, de calcium, de magnésium, et de
nombreuses autres substances minérales. Certes, la
présence de fibres et d’acide oxalique peut freiner la
bonne utilisation de ces substances (par accélération
du transit intestinal, ou formation de composés
insolubles, pour le calcium notamment). Cependant une
bonne fraction de ces minéraux reste disponible pour
l’organisme : c’est notamment le cas pour le magnésium
(une portion de 200 g d’épinards cuits en renferme
environ 140 mg, soit 40 % de ce qui est conseillé pour
la journée), pour le zinc, le cuivre, le manganèse, le
sélénium.
En ce qui concerne le fer de
l’épinard (2,7 mg aux 100 g en moyenne), on sait que
son absorption théorique est de l’ordre de 5 %. Mais ce
taux s’accroît sensiblement lorsque l’épinard est
consommé en même temps que la viande (dont environ 15 %
du fer est absorbé). C’est pourquoi on peut continuer à
considérer que l’épinard est vraiment un légume «bon
fournisseur de fer».
Enfin, on sait qu’une alimentation riche en légumes
frais bien colorés, possédant les différentes
caractéristiques de l’épinard (haute teneur en fibres,
en provitamine A, en vitamines C et E, et sans doute en
magnésium et en sélénium), est actuellement reconnue
comme bénéfique à la protection de certains
cancers.
Courgettes

Les principales caractéristiques
Légume-fruit consommé encore
partiellement immature, la courgette n’en possède pas
moins une composition qui pourrait en faire «le» légume
frais de référence.
Elle est en effet très riche
en
eau de
constitution - près de 95 % -, et bien pourvue
en
minéraux et
oligo-éléments (700 mg aux 100 g). Sa teneur
en potassium atteint 230 mg : c’est le minéral le plus
abondant, il est suivi par le phosphore, le calcium et
le magnésium. Les oligo-éléments, dosables à l’état de
trace, sont très diversifiés : fer (0,3 mg aux 100 g),
zinc (0,3 mg), manganèse (0,12 mg), cuivre (0,06 mg),
molybdène, iode...
Les
vitamines sont pratiquement toutes
présentes, mais en quantités assez modérées : 7 mg aux
100 g en moyenne pour la vitamine C (et seulement 3 à 5
mg après cuisson), 0,12 mg pour la provitamine A ou
carotène (mais si l’on considère la courgette avec la
peau, cette teneur peut s’élever jusqu’à 0,35 mg), 0,01
mg pour la vitamine E, et des taux variant entre 0,03
mg et 0,4 mg pour les vitamines du groupe B (à noter
cependant la teneur appréciable en vitamine B9 ou acide
folique, qui atteint 0,050 mg aux 100 g, alors que dans
beaucoup de légumes frais, elle ne dépasse pas 0,010 ou
0,020 mg). Sa teneur en
fibres, en
moyenne de 1,1 g aux 100 g, évolue avec la maturation :
dans la courgette très jeune, elle varie entre 0,6 et
0,8 g, tandis qu’elle peut dépasser 1,5 g aux 100 g
dans la courgette plus grosse et plus mature. La
qualité des fibres évolue aussi dans le temps. La
courgette jeune est plus riche en fibres solubles
(pectines et protopectines), ce qui lui donne
d’ailleurs après cuisson sa consistance moelleuse
caractéristique. Plus la courgette grossit, plus elle
se charge en cellulose et hémicelluloses (les petites
graines centrales deviennent aussi plus importantes) :
une fois cuite, elle devient
«fibreuse».
La courgette renferme peu de
composants énergétiques. Les
glucides (3
g aux 100 g) fournissent l’essentiel des calories. Ils
sont constitués en majorité par des sucres simples
(fructose et du glucose, à parts sensiblement égales),
accompagnés par de très petites quantités de
disaccharides et de polysaccharides (l’amidon,
pratiquement absent des courgettes jeunes, commence à
être identifiable dans les courgettes plus
vieilles).
Les
protides ne
dépassent pas 1,6 g aux 100 g, et les
lipides (ou
graisses) ne sont présents qu’à l’état de traces, comme
il est habituel dans des légumes frais. De ce fait, la
courgette n’apporte que 15 kcalories (63 kJoules) aux
100 g : elle fait ainsi partie, avec la tomate,
l’endive ou l’aubergine, des légumes frais les moins
caloriques.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Un apport énergétique très modéré
Avec un total énergétique de
15 kcalories (63 kJoules) aux 100 g, la courgette
s’avère un légume de choix pour le régime
hypocalorique, et un aliment particulièrement adapté
aux attentes actuelles des consommateurs. Une généreuse
portion de 300 g représente en effet moins de 50
kcalories, soit à peine plus de 2 % du total
énergétique quotidien, tout en fournissant plus de 10 %
du total recommandé pour les fibres, près de 15 % pour
le magnésium, 10 % pour la vitamine B1, et 50 % pour la
vitamine B9 (acide folique).
A
noter : la
courgette permet de nombreuses préparations légères et
savoureuses. Comme par exemple : courgettes cuites
vapeur + très peu de crème fraîche allégée, courgettes
associées à des tomates et des poivrons pour une
ratatouille-minceur, jeune courgette crue finement
émincée et assaisonnée d’une sauce à base de yaourt
citronné, etc…
Une
forte densité en minéraux
La courgette fait partie des
légumes frais dont la densité minérale est très élevée
: elle dépasse 4,5 g pour 100 kcalories ! De ce fait,
elle contribue très efficacement à améliorer la qualité
nutritionnelle de l’ensemble de l’alimentation,
puisqu’elle renforce l’apport minéral de la ration,
sans aucun risque de surcharge
énergétique.
La richesse de la courgette en
potassium (230 mg aux 100 g, soit une densité de 1,5 g
aux 100 kcalories) est intéressante pour la santé
cardio-vasculaire : une alimentation riche en potassium
possède des effets anti-hypertenseurs reconnus. Par
ailleurs, il faut remarquer que grâce à sa très faible
teneur en sodium (3 mg aux 100 g), la courgette peut
parfaitement s’intégrer au régime hyposodé (sans
sel).
A
noter :
Pour bénéficier au maximum de l’apport minéral de la
courgette, il est conseillé de la cuire à la vapeur, ou
à l’étuvée. Les pertes sont alors quasiment
inexistantes. Cuite à la vapeur et accommodée avec des
fines herbes et des aromates, elle supporte
parfaitement l’absence de sel d’une préparation
destinée au régime hyposodé.
Une
excellente digestibilité
Les fibres de la courgette,
qui associent pectines solubles et fibres insolubles
(cellulose et hémicelluloses), stimulent en douceur le
fonctionnement des intestins. La courgette est d’autant
plus digeste qu’elle est consommée jeune : elle est
alors plus riche en fibres tendres, moins chargée en
cellulose fibreuse, et pratiquement dépourvue de
petites graines centrales. C’est ainsi qu’il faut la
choisir pour les convives au système digestif délicat :
jeunes enfants, convalescents, etc…
A noter :
la courgette jeune (et cuite après avoir été épluchée)
fait partie des premiers légumes que l’on peut
introduire dans le régime des opérés du tube digestif,
ou des personnes ayant souffert de gastrite ou de crise
ulcéreuse.
Si l’on souhaite déguster la
courgette crue, en salade, il faut veiller à la choisir
très jeune, afin qu’elle ne renferme pas de traces
d’amidon ou d’autres glucides complexes qui nécessitent
une cuisson pour être assimilés, sa saveur est alors
égalements très fine.
| COURGETTES |
Chou rouge

Les principales caractéristiques
Quelle que soit la variété
considérée, le chou apparaît comme
faiblement énergétique, avec environ 25 kcalories
(100 kJoules) aux 100 grammes.
-
Glucides (qui fournissent la moitié des
calories, un peu plus dans le chou rouge) sont
constitués d'abord par des pentosanes ce qui est assez
peu courant dans le règne végétal (les pentosanes sont
des glucides partiellement assimilables). On trouve
ensuite du saccharose, du glucose et du
fructose.
-
Protides (qui complètent l'apport
énergétique) sont présents à un taux relativement élevé
pour des légumes frais. Mais la proportion de
certains
acides aminés indispensables est
insuffisante pour que la qualité de ces protides soit
aussi satisfaisante que celle des protides d'origine
animale. Ils contribueront, cependant, à couvrir les
besoins globaux de l'organisme (ils renferment
d'ailleurs une quantité appréciable de lysine, un acide
aminé indispensable, déficitaire dans les
céréales).
-
Richesse vitaminique des choux doit être soulignée.
Ils figurent parmi les légumes les mieux pourvus en
vitamine C : leur teneur est beaucoup plus élevée dans
les feuilles extérieures, mais elle reste très
appréciable même dans le coeur. Après cuisson il reste
en moyenne 15 à 20 mg de vitamine C pour 100 g de chou,
ce qui, compte tenu des portions habituellement
consommées, représente une très bonne valeur
!
-
Il est
remarquablement riche en vitamine E : 2 à 7 mg pour 100
g, un taux record pour un légume !
-
La provitamine A
(ou carotène qui se transforme en vitamine A dans
l'organisme) est également très bien représentée : sa
teneur est très variable selon les variétés, en moyenne
0,3 mg aux 100 g (ce qui correspond à environ 10 % du
besoin quotidien de l'adulte), mais parfois cette
teneur atteint 0,6 mg, voire 1 à 3 mg ! Parmi les
vitamines du groupe B, il faut noter la vitamine B5
(l'acide pantothénique), la vitamine B6 et l'acide
folique B9 (la vitamine B des "légumes
feuilles").
-
Minéraux,
le calcium est particulièrement intéressant, grâce à sa
teneur élevée (60 mg aux 100 g, besoin quotidien de
l'adulte : 800 mg), et surtout au très bon rapport
calcium/phosphore, supérieur à 1 (ce qui rend le
calcium bien assimilable par l'organisme). On remarque
aussi le magnésium, le fer (accompagné de cuivre et de
vitamine C qui favorisent sa bonne utilisation), de
nombreux
oligo-éléments, et enfin des dérivés
soufrés, trés caractéristiques du chou (ils sont
responsables en grande partie de sa saveur
typique).
-
Fibres sont
abondantes (plus de 3 %) composées majoritairement de
celluloses et d'hémicelluloses. Le chou, comme tous les
légumes appartenant à la famille des crucifères,
contient une
substance soufrée, la thio-2-oxazolidone, ou
goitrine, un précurseur des thiocyanates (composés
responsables de la saveur très caractéristique des
choux) qui est capable, pour des quantités de chou
absorbées régulières et abusives, de s’opposer à
l’action de l’hormone thyroïdienne, au point de
provoquer un goitre.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Le chou est un aliment
particulièrement précieux, modèle «d’aliment
prévention». Il s’agit en effet d’un légume riche en
provitamine A, en vitamines C et E, en fibres, éléments
qui ont pour caractéristiques d'entretenir l'état de
santé de nos cellules. On a de plus mis en évidence,
dans le chou, la présence d’autres substances telles
les indoles, les isothiocyanates et les dithiolthiones
qui semblent avoir de puissants effets
anti-carcinogènes.
De très nombreuses
expérimentations menées depuis une vingtaine d’années,
tant sur l’animal que chez l’homme, confirment l’action
bénéfique d’une consommation régulière de chou dans la
prévention du cancer du colon et de l’estomac, mais
aussi du cancer du poumon, de l’œsophage, du rectum ou
de la vessie.
L’action anti-cancer du chou a
été largement étudiée, aussi bien chez l’animal que
chez l’homme. Ainsi, lorsqu’on administre à des rats
des substances soufrées extraites du chou (des
dithiolthiones), ou lorsqu’on enrichit leur ration avec
du chou, les animaux de laboratoire développent moins
souvent des cancers (études réalisées à l’Université du
Minnesota et à l’Université J. Hopkins - USA). Chez
l’homme, on observe deux fois moins de cancer du poumon
chez les personnes qui mange au minimum deux fois par
semaine des légumes bien colorés, tels les choux verts
ou les choux rouges. Et à partir de 7 études de grande
envergure portant sur la composition de l’alimentation,
on a pu conclure que les sujets qui consomment le plus
de légumes crucifères - en particulier de choux - sont
de façon significative, moins exposés que les autres au
cancer du colon (étude de l’Institut National Américain
du Cancer).
Grâce à sa bonne densité
vitaminique, le chou contribue aussi très efficacement
à la couverture de nos besoins vitaminiques notamment
pour :
-
La vitamine C
(vitamine qui stimule les défenses de l’organisme) :
une portion de 200 g de chou cuit couvre 40 à 50 % du
besoin quotidien.
-
La vitamine B9 (ou
acide folique, qui intervient dans la division
cellulaire, mais aussi, indispensable à la formation
des globules rouges et au développement du foetus) :
une portion de 200 g de chou satisfait plus du tiers
des besoins - élevés - de la femme enceinte ; et la
moitié des besoins quotidiens de
l’adulte.
-
La provitamine A
(aux précieuses propriétés anti-oxydantes et
détoxicantes) : une portion de 200 g de chou représente
plus de la totalité de l’apport quotidien
conseillé.
La vitamine E (anti-oxydante,
elle s’intègre dans un système protecteur qui fait
intervenir d’autres substances, comme la vitamine C, la
vitamine A et la provitamine A, etc.) : une portion de
200 g de chou couvre près d’un quart des besoins
quotidiens.
Le chou, enfin, constitue une excellente source de
fibres alimentaires capables de stimuler le
fonctionnement des intestins, et d'aider activement à
lutter contre la tendance à la constipation : une
portion de 200 g de chou fournit, à elle seule, plus de
20 %
Chou-fleurs

Les principales caractéristiques
Peu énergétique, comme la plupart des légumes
frais, le chou-fleur fournit 24 kcalories (environ 100
kJoules) aux 100 g. Il renferme plus de 90 %
d’eau,
et environ 2,5 % de fibres alimentaires (ce qui le
situe dans la bonne moyenne des légumes
frais).
-
Fibres constituent l’essentiel des
parois cellulaires du chou-fleur. On a pu identifier de
la cellulose (majoritaire, elle représente à peu près
la moitié des fibres), des hémicelluloses (également
abondantes) et en moindre proportion, des pectines
(qui, après cuisson, donnent du «moelleux» au légume)
et de la lignine (en très faible
quantité).
-
Glucides sont les principaux
fournisseurs de calories. Les sucres simples sont
majoritaires : glucose (1,2 g/100 g) et fructose (1
g/100 g). Sont présents aussi des sucres moins
courants, comme des pentosanes et des hexanes, ainsi
que du saccharose et de l’amidon, ces derniers en
petites quantités. Le chou-fleur fournit donc des
glucides diversifiés, dont l’assimilation,
théoriquement assez rapide, est régularisée et ralentie
par la présence des fibres.
-
Lipides (ou
graisses) ne figurent dans la composition du chou-fleur
qu’à l’état de traces, et ne jouent pas de rôle
nutritionnel.
-
Protides sont relativement abondants
pour un végétal frais (2,4 g/100 g, alors que ce taux
dépasse rarement 2 g dans les légumes frais). Leur
valeur biologique est bien sûr inférieure à celle des
protides animaux, mais ils sont riches en lysine, un
acide aminé essentiel déficitaire dans les céréales, ce
qui permet une bonne complémentarité entre ces protides
d’origine végétale.
-
Apport vitaminique le plus intéressant concerne
la vitamine C : le chou-fleur fait partie des légumes
frais les mieux pourvus en cette vitamine, avec un taux
moyen de 60 mg aux 100 g. Cette valeur évolue peu dans
le temps (contrairement à ce qui se passe dans les
légumes-feuilles, par exemple, où l’on observe une
baisse rapide de la vitamine C après la cueillette). Et
lors de la cuisson, la destruction de vitamine C reste
limitée : on retrouve en moyenne 30 mg aux 100 g de
vitamine C dans le chou-fleur cuit.
-
Le chou-fleur est
aussi une bonne source de vitamines du groupe B, en
particulier B2, B3 et B6. La provitamine A (carotène)
n’y apparaît qu’en très petite quantité, ce qui n’est
guère surprenant : dans ce légume peu coloré, la
provitamine A (qui est un pigment jaune orangé) est
pratiquement absente. Enfin, la vitamine E est décelée
à l’état de traces, comme dans beaucoup de végétaux
frais.
-
Minéraux,
le potassium est bien représenté (320 mg aux 100 g).
Magnésium et calcium figurent à des taux non
négligeables (respectivement 15 mg et 20 mg aux 100 g),
ainsi qu’un large éventail d’oligo-éléments (fer, zinc,
manganèse, cuivre, bore, fluor, sélénium, etc.) qui
contribuent à faire du chou-fleur un légume
particulièrement intéressant.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Le chou-fleur s’intègre bien
dans une alimentation où l’on souhaite éviter tout
excès énergétique : une portion moyenne de 200 g
fournit moins de 50 kcalories (209 kJoules), ce qui est
bien peu comparé à l’apport global quotidien (1800 à
2500 kcalories, selon le sexe et l’activité physique).
C’est un légume frais capable par ailleurs de donner
une bonne impression de satiété : cela est dû pour une
grande part à sa «consistance», elle-même liée à la
nature de ses fibres (présence notamment de pectine).
Le chou-fleur fait ainsi partie des légumes frais qui
calment bien l’appétit, pour un apport calorique
réduit. C’est un atout pour les régimes-minceur
!
Sa richesse vitaminique est
appréciable, puisque lorsqu’on met un plat de
chou-fleur au menu, on assure déjà la plus grande
partie du besoin vitaminique C : une portion de 200 g
de chou-fleur cuit fournit 60 mg de vitamine C (besoin
quotidien : 60 à 100 mg). On couvre aussi au moins 10 %
du besoin en vitamines du groupe B (les pertes à la
cuisson étant là aussi prises en compte). Le chou-fleur
participe de façon non négligeable à la fourniture des
minéraux (en particulier en magnésium : 10 % du besoin
quotidien fourni par une portion de 200 g) et des
oligo-éléments. Son efficacité sur les fonctions
d’élimination est indéniable. C’est un des légumes les
plus actifs dans la lutte contre la constipation. Non
seulement en raison de sa bonne teneur en fibres, mais
aussi du fait de la présence de sucres assez peu
courants (pentanes et hexanes), qui accélèrent le
transit intestinal. D’autre part, sa richesse en
potassium (associée à un faible taux de sodium) est
propice au bon fonctionnement rénal, et à une diurèse
abondante.
Enfin, la tolérance du
chou-fleur est toujours améliorée par un blanchiment
préalable, et une cuisson de durée non
excessive.
Aubergines

|
|

Les principales caractéristiques
-
l’aubergine se
situe parmi les légumes frais les moins caloriques
: elle apporte en effet environ18
kilocalories
aux 100 g, ce qui la place au
niveau de la tomate, de l’endive ou de la
laitue.
Apport énergétique : -
eau (plus de 92 % en
moyenne)
Riche en -
glucides aux 100 g (essentiellement
des glucides simples, glucose et fructose)
3 à 4 g de -
protides, c’est à dire plutôt un
peu moins que dans les autres végétaux
frais.
1 g de -
lipides, ou substances grasses,
n’apparaissent qu’à l’état de traces.
Les -
fibres de l’aubergine sont assez
abondantes : 2,5 g aux 100 g.
Les -
substances minérales (qui atteignent au total
0,5 g aux 100 g), le potassium domine (260 mg aux
100 g), tandis que le sodium ne dépasse pas 3 mg :
cela confère à l’aubergine des qualités diurétiques
indéniables. Du fait de son apport énergétique peu
élevé, l’aubergine présente une bonne densité
minérale (teneur en minéraux aux 100 kilocalories)
: c’est notamment le cas pour le magnésium (72
mg/100 kcal), le zinc (0,6 mg/100 kcal), le
manganèse (0,8 mg/100 kcal).
Les -
vitamines sont bien diversifiées :
vitamines du groupe B, vitamine E (tocophérols
végétaux), provitamine A en petites quantités et
bien sûr vitamine C (à des taux variant entre 2 et
8 mg aux 100 g, en fonction des variétés et des
saisons).
Les
L'intérêt nutritionnel et diététique
L’aubergine contribue à renforcer l’alimentation en composés utiles (minéraux, fibres, vitamines), sans pour autant augmenter notablement l’apport énergétique. Elle possède en effet une densité nutritionnelle élevée en ces éléments. Pour bénéficier au maximum de cette propriété, il est préférable évidemment de la cuisiner avec un minimum de corps gras. Consommée «nature», simplement cuite à la vapeur ou à l’étuvée, et éventuellement réduite en purée, l’aubergine est très digeste. Ses fibres (à dominante de pectines) sont en effet bien tolérées par les intestins, dont elles facilitent -en douceur- le bon fonctionnement. Additionnée d’une pointe d’ail et d’un soupçon d’huile d’olive, l’aubergine affirme son appartenance à la «diète méditerranéenne», réputée particulièrement bénéfique pour la santé.
Chou-vert


Les principales caractéristiques
Quelle que soit la variété
considérée, le chou apparaît comme
faiblement énergétique, avec environ 25 kcalories
(100 kJoules) aux 100 grammes.
-
Glucides (qui fournissent la moitié des
calories, un peu plus dans le chou rouge) sont
constitués d'abord par des pentosanes ce qui est assez
peu courant dans le règne végétal (les pentosanes sont
des glucides partiellement assimilables). On trouve
ensuite du saccharose, du glucose et du
fructose.
-
Protides (qui complètent l'apport
énergétique) sont présents à un taux relativement élevé
pour des légumes frais. Mais la proportion de
certains
acides aminés indispensables est
insuffisante pour que la qualité de ces protides soit
aussi satisfaisante que celle des protides d'origine
animale. Ils contribueront, cependant, à couvrir les
besoins globaux de l'organisme (ils renferment
d'ailleurs une quantité appréciable de lysine, un acide
aminé indispensable, déficitaire dans les
céréales).
-
Richesse vitaminique des choux doit être soulignée.
Ils figurent parmi les légumes les mieux pourvus en
vitamine C : leur teneur est beaucoup plus élevée dans
les feuilles extérieures, mais elle reste très
appréciable même dans le coeur. Après cuisson il reste
en moyenne 15 à 20 mg de vitamine C pour 100 g de chou,
ce qui, compte tenu des portions habituellement
consommées, représente une très bonne valeur
!
Il est
remarquablement riche en vitamine E : 2 à 7 mg pour 100
g, un taux record pour un légume! La provitamine A (ou
carotène qui se transforme en vitamine A dans
l'organisme) est également très bien représentée : sa
teneur est très variable selon les variétés, en moyenne
0,3 mg aux 100 g (ce qui correspond à environ 10 % du
besoin quotidien de l'adulte), mais parfois cette
teneur atteint 0,6 mg, voire 1 à 3 mg ! Parmi les
vitamines du groupe B, il faut noter la vitamine B5
(l'acide pantothénique), la vitamine B6 et l'acide
folique B9 (la vitamine B des "légumes feuilles").
-
Minéraux,
le calcium est particulièrement intéressant, grâce à sa
teneur élevée (60 mg aux 100 g, besoin quotidien de
l'adulte : 800 mg), et surtout au très bon rapport
calcium/phosphore, supérieur à 1 (ce qui rend le
calcium bien assimilable par l'organisme). On remarque
aussi le magnésium, le fer (accompagné de cuivre et de
vitamine C qui favorisent sa bonne utilisation), de
nombreux
oligo-éléments, et enfin des dérivés
soufrés, trés caractéristiques du chou (ils sont
responsables en grande partie de sa saveur
typique).
-
Fibres sont
abondantes (plus de 3 %) composées majoritairement de
celluloses et d'hémicelluloses. Le chou, comme tous les
légumes appartenant à la famille des crucifères,
contient une
substance soufrée, la thio-2-oxazolidone, ou
goitrine, un précurseur des thiocyanates (composés
responsables de la saveur très caractéristique des
choux) qui est capable, pour des quantités de chou
absorbées régulières et abusives, de s’opposer à
l’action de l’hormone thyroïdienne, au point de
provoquer un goitre.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Le chou est un aliment
particulièrement précieux, modèle «d’aliment
prévention». Il s’agit en effet d’un légume riche en
provitamine A, en vitamines C et E, en fibres, éléments
qui ont pour caractéristiques d'entretenir l'état de
santé de nos cellules. On a de plus mis en évidence,
dans le chou, la présence d’autres substances telles
les indoles, les isothiocyanates et les dithiolthiones
qui semblent avoir de puissants effets
anti-carcinogènes.
De très nombreuses
expérimentations menées depuis une vingtaine d’années,
tant sur l’animal que chez l’homme, confirment l’action
bénéfique d’une consommation régulière de chou dans la
prévention du cancer du colon et de l’estomac, mais
aussi du cancer du poumon, de l’œsophage, du rectum ou
de la vessie. L’action anti-cancer du chou a été
largement étudiée, aussi bien chez l’animal que chez
l’homme. Ainsi, lorsqu’on administre à des rats des
substances soufrées extraites du chou (des
dithiolthiones), ou lorsqu’on enrichit leur ration avec
du chou, les animaux de laboratoire développent moins
souvent des cancers (études réalisées à l’Université du
Minnesota et à l’Université J. Hopkins - USA). Chez
l’homme, on observe deux fois moins de cancer du poumon
chez les personnes qui mange au minimum deux fois par
semaine des légumes bien colorés, tels les choux verts
ou les choux rouges. Et à partir de 7 études de grande
envergure portant sur la composition de l’alimentation,
on a pu conclure que les sujets qui consomment le plus
de légumes crucifères - en particulier de choux - sont
de façon significative, moins exposés que les autres au
cancer du colon (étude de l’Institut National Américain
du Cancer). Grâce à sa bonne densité vitaminique, le
chou contribue aussi très efficacement à la couverture
de nos besoins vitaminiques notamment pour
:
-
La vitamine C
(vitamine qui stimule les défenses de l’organisme) :
une portion de 200 g de chou cuit couvre 40 à 50 % du
besoin quotidien.
-
La vitamine B9 (ou
acide folique, qui intervient dans la division
cellulaire, mais aussi, indispensable à la formation
des globules rouges et au développement du foetus) :
une portion de 200 g de chou satisfait plus du tiers
des besoins - élevés - de la femme enceinte ; et la
moitié des besoins quotidiens de
l’adulte.
-
La
provitamine A (aux précieuses propriétés anti-oxydantes
et détoxicantes) : une portion de 200 g de chou
représente plus de la totalité de l’apport quotidien
conseillé.
-
La vitamine
E (anti-oxydante, elle s’intègre dans un système
protecteur qui fait intervenir d’autres substances,
comme la vitamine C, la vitamine A et la provitamine A,
etc.) : une portion de 200 g de chou couvre près d’un
quart des besoins quotidiens. Le chou, enfin, constitue
une excellente source de fibres alimentaires capables
de stimuler le fonctionnement des intestins, et d'aider
activement à lutter contre la tendance à la
constipation : une portion de 200 g de chou fournit, à
elle seule, plus de 20 % de la quantité de fibres
souhaitée chaque jour (30 à 37 g).
Laitue

Les principales caractéristiques
Comme tous les
légumes-feuille, la laitue (Lactuca
sativa) est
à la fois très riche en
eau (92 %),
et fort peu chargée en constituants énergétiques : 1,3
g de
glucides (sucres) aux 100 g, 1,2 g
de
protides,
et moins de 0,5 g de
lipides (substances grasses). Au
total, cela correspond à un
apport énergétique particulièrement modeste,
parmi les plus faibles des légumes frais : 13 calories
(54 Joules) pour 100g.
Les
glucides de
la laitue sont constitués pour 33% par de fructose,
pour 25 % par du glucose, pour 6 % par du saccharose,
et pour 36 % par des pentosanes et des
hexosanes.
Bien qu'ils ne soient présent
qu'en petites quantités, les
lipides de
la laitue présentent un réel intérêt nutritionnel, en
raison de leur composition originale : ils sont en
effet composés en majorité par des acides gras
poly-insaturés, notamment par de l'acide linolénique
(appelé parfois oméga-3), un acide gras recherché
aujourd'hui dans l'alimentation pour ses effets
bénéfiques sur les lipides sanguins et la fluidité du
sang. Une portion de 100 g de laitue fournit 70 mg
d'acide linolénique, soit 5 % de l'apport quotidien
recommandé pour une bonne prévention des maladies
cardio-vasculaires. La laitue se caractérise non
seulement par cette grande "discrétion" énergétique,
mais aussi par une large diversité en
minéraux et
oligo-éléments : ceux-ci atteignent un taux
de 720 mg aux 100 g, et sont remarquablement variés. Le
potassium arrive largement en tête, avec 234 mg (soit
plus de 30 % du total des minéraux), suivi par le
calcium (37 mg), le phosphore (24 mg), le magnésium (11
mg). Le fer, le zinc, le manganèse sont également
présents, et on relève en plus de petites quantités de
fluor, de nickel, de cobalt, de
sélénium...
La laitue constitue une source
appréciable de
vitamines.
Sa teneur moyenne en vitamine C est de 8 mg aux 100 g,
mais peut s'élever jusqu'à 22 mg pour les feuilles les
plus vertes de la laitue fraîchement récoltée (soit
davantage que dans la carotte ou la tomate). Les
vitamines du groupe B sont toutes présentes (à
l'exception de la B12, absente du règne végétal), et
plusieurs d'entre elles (les vitamines B1, B2, B9)
figurent à des niveaux relativement importants pour un
légume frais. La provitamine A se situe aux alentours
de 0,3 à 0,4 mg (au même niveau que le haricot vert ou
le chou, considérés comme bien pourvus en cette
vitamine), et la vitamine E varie entre 0,5 et 0,6 mg
aux 100 g, des teneurs également intéressantes dans le
règne végétal.
A
noter :
Selon que l'on analyse les feuilles très colorées de la
laitue (celles situées à l'extérieur), ou les feuilles
pâles du coeur, on peut relever des teneurs
vitaminiques et minérales très différentes. Les
feuilles les plus foncées sont les plus riches en
pigments caroténoïdes (donc en provitamine A) et en
chlorophylle (donc en fer et en cuivre). Le taux de
vitamine B9 ou acide folique est aussi plus élevé dans
les feuilles très colorées. Chaque fois que cela est
possible (lorsque la salade est bien fraîche, et les
feuilles pas trop coriaces), il est donc très judicieux
de consommer la laitue en totalité, cœur et feuilles
externes.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Un bon apport en éléments de
sécurité
Généralement consommée en
salade, et fréquemment présente dans les menus, la
laitue peut contribuer à fournir une quantité
appréciable d'éléments dits "de sécurité", recherchés
notamment pour leurs bénéfices en matière de prévention
nutritionnelle. C'est le cas en particulier : -
Des
vitamines C
et E, et de la provitamine A (aux propriétés
anti-oxydantes utiles pour la lutte contre les radicaux
libres, facteurs de vieillissement cellulaire
prématuré, ainsi que pour la prévention des pathologies
de dégénérescence cardio-vasculaire et
tumorale).
- De la
vitamine B9
et du potassium (dont un déficit d'apport est corrélé
avec une plus grande incidence des maladies
cardio-vasculaires).
- Des
fibres (qui
jouent un rôle bénéfique dans le métabolisme des
lipides et des glucides, et donc dans la diminution du
risque d'apparition de pathologies cardio-vasculaires
et gastro-intestinales).
- De l'acide linolénique (qui
améliore la fluidité du sang). L'acide linolénique,
fragile, s'oxyde facilement : la
vitamine C
et les caroténoïdes présents dans la laitue constituent
des facteurs naturels de protection tout à fait
efficaces.
Ainsi, on peut noter qu'une
portion de 100 g de laitue - qui correspond à moins de
1% du total calorique quotidien pour l'adulte (et si
l'on veut tenir compte de l'assaisonnement, à moins de
5 % total énergétique de la journée) - permet d'assurer
:
-
27 % de l'AJR*
pour la vitamine B9
-
18 % de l'AJR pour
pour la provitamine A
-
10 % de l'AJR pour
la vitamine C
-
Et 3 à 6 % de
l'AJR* pour les vitamines B1, B2, B6 et E, ainsi que
pour le calcium, le magnésium, le fer, le zinc et le
manganèse
Équilibre
et légèreté
La laitue peut favoriser les
fonctions d'élimination, grâce à ses fibres abondantes
qui aident à lutter contre la paresse intestinale (leur
action sur la motilité des intestins est d'ailleurs
maximale lorsqu'elles sont absorbées crues). Par
ailleurs, elle possède des propriétés diurétiques,
liées à la fois à sa richesse en eau, à son rapport
potassium/sodium élevé. Grâce à son volume, elle
satisfait l'œil... tout en assurant une certaine
satiété en début de repas, ce qui peut être un atout
important dans un régime-minceur... Certes,
l'assaisonnement augmente l'apport énergétique du plat
(1 cuillerée à soupe de vinaigrette classique = 70 à 75
calories), mais il est facile de choisir une sauce
allégée, qui permet de réduire sensiblement l'addition
calorique (1 cuillerée de vinaigrette allégée = 35 à 40
calories, 1 cuillerée de sauce yaourt au jus de citron
= 10 à 15 calories).
| LAITUE |
Célerie-Rave

Les principales caractéristiques
Légume-racine, le céleri-rave
(Apium
graveolens)
est issu d'une forme sauvage d'ombellifère dont on a
sélectionné certaines variétés ayant une racine très
développée, puisque c'est cette partie de la plante qui
est consommée (d'autres variétés donnent le
céleri-branche).
Le céleri-rave a pour première
caractéristique d'être très riche en
fibres (5
%), essentiellement composées de celluloses et
d'hémicelluloses. Elles confèrent à ce légume sa
texture ferme et croquante, et influent sur sa
digestibilité.
Sa teneur en éléments
énergétiques est faible : ses
glucides ne
dépassent pas 2,4 g aux 100 g (ce qui est peu, même
pour un légume frais), les
protéines et les
lipides sont aussi très peu abondants
(respectivement 1,5 g et 0,3 g). De ce fait, son
apport calorique reste très modeste, du niveau
de celui du radis ou de l'aubergine : 18 kcalories (75
kJoules) aux 100 g.
Son
eau de
constitution (88 % des constituants) est bien pourvue
en
minéraux et
en
oligo-éléments : le céleri-rave en renferme
près de 950 mg aux 100 g. Sa teneur en potassium
atteint 320 mg : c'est le minéral le plus abondant.
Mais l'originalité du céleri-rave réside dans sa
richesse en sodium, qui peut atteindre un taux de 100
mg aux 100 g (dans la plupart des légumes frais, il ne
dépasse pas 5 à 10 mg). Suivent ensuite phosphore (plus
de 60 mg), calcium (43 mg) et magnésium (12 mg). Les
oligo-éléments sont nombreux et bien diversifiés : fer
(0,7 mg), zinc (0,3 mg), manganèse (0,14 mg), cuivre
(0,12 mg), nickel (0,09 mg), fluor (0,01mg). On y
trouve aussi, à l'état de traces, du sélénium, du
molybdène, du chrome, de l'iode...
Les
vitamines sont bien représentées : la
vitamine C au taux moyen de 8 mg (et 4 à 5 mg après
cuisson), toutes les vitamines du groupe B (sauf la
B12, absente du règne végétal), la provitamine A ou
carotène et la vitamine E en quantités assez modestes
(0,015 mg pour la première, et 0,4 mg pour la vitamine
E).
L'intérêt nutritionnel et diététique
Un apport énergétique très modéré
Avec un apport énergétique de
seulement 18 kcalories (75 kJoules) aux 100 g, le
céleri-rave fait partie des légumes frais les moins
énergétiques. Il conserve bien sûr cette propriété
lorsqu'il est consommé cuit, que ce soit à la vapeur, à
l'étuvée ou à l'eau. Il en va tout différemment
lorsqu'on le prépare "en rémoulade" (c'est-à-dire râpé
cru, et assaisonné d'une mayonnaise à la moutarde
traditionnellement additionnée de câpres, de cornichons
et de fines herbes). Dans ce cas, la préparation
devient hautement calorique : 100 g de céleri rémoulade
- en fait, 65 à 70 g de céleri râpé + 30 à 35 g de
sauce - apportent 277 kcalories, et plus de 29 g de
lipides !
A
noter :
Pour apprécier le céleri-rave en crudité, sans craindre
un apport énergétique trop élevé, le râper très
finement, et l'assaisonner (15 minutes avant de servir)
avec un mélange 2/3 yaourt + 1/3 mayonnaise allégée +
fines herbes et jus de citron.
Une
bonne densité minérale
La densité minérale du
céleri-rave (la teneur en minéraux pour 100 kcalories)
est très élevée : elle dépasse 5 g ! Sa richesse en
potassium (320 mg aux 100 g, soit une densité de 1,8 g
pour 100 kcalories) est particulièrement intéressante :
une alimentation riche en potassium possède des effets
bénéfiques reconnus pour la santé cardio-vasculaire. De
même, ses apports en calcium (43 mg aux 100 g, ce qui
correspond à une densité de 240 mg pour 100 kcalories)
et en fer (0,7 mg, soit une densité de 3,9 mg pour 100
kcalories) s'avèrent tout à fait appréciables. Enfin,
le céleri-rave contribue utilement à la fourniture
d'oligo-éléments rares, comme le sélénium, le molybdène
ou le chrome.
A noter :
Du fait de sa teneur relativement forte en sodium - 60
à 100 mg aux 100 g - le céleri-rave est écarté du
régime hyposodé strict. Mais dans un régime sans sel
moins sévère, il peut être occasionnellement consommé,
en petite quantité.
Des
fibres actives
Le céleri-rave fournit une
quantité importantes de fibres, très efficaces pour
accélérer le transit intestinal, et lutter contre la
tendance à la constipation. Leur effet est accentué par
la présence d'hexoses et de pentoses, des glucides qui
ne sont que partiellement métabolisés dans l'intestin.
Les fibres sont mieux tolérées lorsque le céleri-rave
est finement râpé (ce qui assure leur fractionnement),
ou lorsqu'il est consommé cuit (les fibres subissent
alors un début d'hydrolisation qui les attendrit). Les
convives ayant un système digestif fragile doivent de
préférence privilégier ces types de
préparation.
A
noter : En
râpant finement le céleri-rave cru, on améliore sa
tolérance, et on favorise aussi la bonne assimilation
de l'ensemble de ses constituants (et notamment de ses
minéraux et vitamines).
Betteraves

Les principales caractéristiques
La betterave rouge (Beta vulgaris var. esculenta) fait partie des légumes-racines que la carotte ou
· Glucides : Elle en renferme 8 à 10 g aux 100 g, c’est à dire davantage que la plupart des légumes frais (dans lesquels le taux des glucides se situe aux alentours de 2 à 4 g aux 100 g). Comme la betterave sucrière (dont elle est une proche parente), la betterave rouge possède la caractéristique d’avoir ses glucides constitués presque exclusivement par du saccharose : il représente plus de 90 % du total glucidique.
· Apport énergétique : plutôt élevé pour un légume : en moyenne 40 calories aux 100 g. Il provient pour l’essentiel des glucides, les autres constituants énergétiques
· Protides et lipides - n’étant présents qu’en faibles proportions ;respectivement 1,5 g et 0,1gpour100g).
· Fibres : sont abondantes, puisqu’elles atteignent 2,5 à 3,1 g. pour 100 g. Il s’agit en majorité (80 % du total) de fibres insolubles (cellulose et hémicelluloses), qui forment les parois des cellules végétales et sont en grande partie responsables de la consistance et de la texture de ce légume.
· Minéraux et oligo-éléments pendant sa croissance végétale. Ils sont abondants plus de 1000 mg aux 100 g et bien diversifiés. Le potassium arrive en tête, avec une teneur qui dépasse 300 mg pour 100 g. Il est suivi par le sodium, qui avoisine 60 mg (une teneur élevée pour un légume). Les apports en calcium 29 mg aux 100 g et en magnésium (25 mg) sont assez élevés. Outre du fer, du cuivre, su zinc et du manganèse, on trouve aussi dans la betterave des substances telles que le bore, le chrome, le nickel, le fluor, le sélénium, des micro-nutriments très utiles dans les métabolismes cellulaires.
· Vitamines : notamment en vitamines du groupe B (qui sont indispensables pour la bonne assimilation des glucides par les cellules de l’organisme). La vitamine B9 (ou acide folique) est particulièrement bien représentée, avec une teneur de 83 mg aux 100 g. La vitamine C atteint 10 mg aux 100 g dans la betterave crue, et encore 5 mg dans la betterave cuite. Enfin, on relève également de petites quantités de vitamine E 0,047 mg pour 100 g.
L'intérêt nutritionnel et diététique
Un apport minéral de qualité
La betterave rouge fournit un large éventail de minéraux, et contribue en particulier à la recharge de l’organisme en potassium, qui intervient pour régler la pression artérielle et permettre la transmission de l’influx nerveux. Elle participe également à la couverture du besoin de magnésium : une portion de 100 g de betterave assure 6 à 7 % de l’apport quotidien conseillé. A noter que du fait de sa richesse naturelle en sodium, elle doit être consommée avec modération dans un régime hyposodé très strict
Des fibres efficaces
Riche en fibres, la betterave aide à lutter contre la paresse intestinale : ses celluloses et hémicelluloses sont en effet très efficaces pour stimuler le fonctionnement des intestins. Ces fibres sont attendries par la cuisson : la betterave est mieux tolérée par les intestins sensibles lorsqu’elle est consommée cuite. Lorsqu’on la sert crue, il est recommandé de la râper très finement. Les fibres de la betterave ont aussi la propriété de ralentir et régulariser l’assimilation des glucides, qui seront ainsi métabolisés plus progressivement.
Un complément utile en vitamine B9
La betterave rouge renferme des quantités appréciables de vitamine B9 (ou acide folique), nécessaire à la division cellulaire et à la synthèse des protéines. Un déficit en cette vitamine peut provoquer de la fatigue, une perte de l’appétit et une forme particulière d’anémie, dite mégaloblastique ; il favoriserait aussi la survenue de troubles cardio-vasculaires. L’apport quotidien recommandé pour la vitamine B9 est de 300 µg (il est augmenté chez la femme enceinte), et on estime actuellement que 5 à 10 % des femmes jeunes et des personnes âgées n’ont pas des apports suffisants en cette vitamine. C’est pourquoi la consommation d’aliments qui en fournissent de bonnes quantités est à encourager. La betterave rouge peut ainsi jouer un rôle utile comme source d’acide folique, puisque avec une portion de 100 g seulement, on peut couvrir 28 % de l’apport conseillé journellement.