Concombres

Les principales caractéristiques
Le concombre
(Cucumis
sativus)
fait partie des légumes les plus riches en
eau,
puisqu’il en renferme plus de 96
%.
Sa
chair, comme celle des autres cucurbitacées
(courgette, melon, potiron...), est constituée de
cellules végétales gorgées d’eau de constitution. Les
membranes cellulaires sont formées de cellulose et
d’hémicelluloses, qui représentent près de la moitié
des
fibres du
concombre, le reste étant constitué de substances non
digestibles dérivées des polysaccharides et des
pectines.
Au total, on trouve en
moyenne 0,9 g de fibres pour 100 g de
concombre.
Les composés énergétiques
sont très peu abondants :
-
Glucides (ou sucres) ne dépassent pas
2 g aux 100 g : il s’agit pour l’essentiel, comme
dans la plupart des végétaux, de fructose et de
glucose; mais on note aussi des glucides moins
courants, comme des pentosanes et des hexosanes,
dotés de propriétés
diurétiques.
-
Protides et
lipides ne sont présents qu’en très
faibles quantités : respectivement 0,6 g et 0,1 g aux
100 g. Ils sont nécessaires à la vie végétale (ils
participent notamment à la structure des enzymes).
Mais du fait de leurs teneurs très réduites dans le
concombre, ils n’ont pas d’incidence nutritionnelle
pour le consommateur.
-
Acides
organiques (en majorité de l’acide
malique, dont la saveur acidulée est peu marquée)
restent
-
dessous de 0,3 g
aux 100 g.
-
Apport calorique du concombre est de ce fait
un des plus bas qui soient pour des végétaux frais :
10 kcalories (42 kJoules) aux 100
g.
-
L’eau de
constitution du concombre renferme de nombreux
minéraux et
oligo-éléments : outre le potassium
(l’élément dominant), on y trouve du chlore, du
phosphore, du calcium, du magnésium, du fer et du
zinc, et des traces de cuivre, manganèse, fluor,
nickel, chrome, sélénium, iode, etc. La teneur
globale en minéraux avoisine 0,6 g aux 100 g, ce qui,
compte tenu de l’apport calorique modeste du
concombre, donne à cet aliment une densité minérale
remarquablement élevée : 6 g pour 100 kcalories (la
densité minérale moyenne des légumes frais est de
l’ordre de 2 à 4 g pour 100
kcalories).
-
Vitamines du concombre sont modérément
abondantes, mais très diversifiées. Le taux de
vitamine C, la vitamine caractéristique des végétaux
frais, est de 8 mg en moyenne (ce qui situe le
concombre au niveau du potiron, de l’endive ou de la
carotte). Les vitamines du groupe B sont toutes
présentes, à des taux dans l’ensemble légèrement plus
faibles que dans les autres légumes frais, mais qui
restent néanmoins significatifs (la vitamine B3
atteint 0,23 mg aux 100 g, et la vitamine B5 : 0,26
mg). Enfin, à noter la teneur relativement élevée de
la provitamine A : 0,2 mg aux 100 g (concentrée dans
la «peau» verte externe du concombre), et la présence
d’un peu de vitamine E anti-oxydante (0,1 mg aux 100
g).
L'intérêt nutritionnel et
diététique
Désaltérant et léger en calories
Grâce à sa richesse en eau,
et à sa saveur légèrement amère, le concombre possède
d’indéniables qualités rafraîchissantes et
désaltérantes : de quoi justifier sa présence en
vedette dans les repas-fraîcheur de la belle saison,
que ce soit sous forme de fines tranches, de
bâtonnets ou en cubes…
Autre atout : la modicité de
son addition calorique. Une propriété à préserver en
choisissant des assaisonnements adaptés : les sauces
à base de yaourt ou de fromage blanc lui conviennent
très bien, et n’augmentent que très modérément le
total énergétique du plat. Ainsi assaisonné, c'est
alors le plus délicieux complice de la
minceur.
Diurétique
et reminéralisant
Du fait de sa teneur élevée
en potassium, et de son très faible taux en sodium,
le concombre favorise le drainage de l’organisme, et
la bonne élimination rénale : un rapport
potassium/sodium élevé est en effet diurétique. Cette
action est accentuée par la présence de certains
sucres (pentosanes, hexosanes).
Le concombre contribue par
ailleurs efficacement à couvrir le besoin minéral, et
cela de façon très équilibrée : de nombreux minéraux
sont dissous dans son eau de constitution, et
présents à des taux physiologiquement
utiles.
Pour
une meilleure digestibilité
La texture particulière du
concombre le rend parfois difficile à digérer par des
personnes ayant un système digestif sensible. Pour
améliorer la tolérance du concombre, il est conseillé
de :
-
Le choisir jeune
et très frais,
-
L’éplucher, et
retirer si nécessaire les graines
centrales,
-
Le faire
éventuellement «dégorger» avec du sel, quelques
instants avant consommation (mais on se prive alors
d’une partie de l’eau de constitution et des
substances dissoutes), ou encore le servir après
l’avoir râpé avec une râpe à très gros
trous,
-
Le
mastiquer toujours très soigneu