Chou-vert


Les principales caractéristiques
Quelle que soit la variété
considérée, le chou apparaît comme
faiblement énergétique, avec environ 25 kcalories
(100 kJoules) aux 100 grammes.
-
Glucides (qui fournissent la moitié
des calories, un peu plus dans le chou rouge) sont
constitués d'abord par des pentosanes ce qui est
assez peu courant dans le règne végétal (les
pentosanes sont des glucides partiellement
assimilables). On trouve ensuite du saccharose, du
glucose et du fructose.
-
Protides (qui complètent l'apport
énergétique) sont présents à un taux relativement
élevé pour des légumes frais. Mais la proportion de
certains
acides aminés indispensables est
insuffisante pour que la qualité de ces protides soit
aussi satisfaisante que celle des protides d'origine
animale. Ils contribueront, cependant, à couvrir les
besoins globaux de l'organisme (ils renferment
d'ailleurs une quantité appréciable de lysine, un
acide aminé indispensable, déficitaire dans les
céréales).
-
Richesse vitaminique des choux doit être
soulignée. Ils figurent parmi les légumes les mieux
pourvus en vitamine C : leur teneur est beaucoup plus
élevée dans les feuilles extérieures, mais elle reste
très appréciable même dans le coeur. Après cuisson il
reste en moyenne 15 à 20 mg de vitamine C pour 100 g
de chou, ce qui, compte tenu des portions
habituellement consommées, représente une très bonne
valeur !
Il est
remarquablement riche en vitamine E : 2 à 7 mg pour
100 g, un taux record pour un légume! La provitamine
A (ou carotène qui se transforme en vitamine A dans
l'organisme) est également très bien représentée : sa
teneur est très variable selon les variétés, en
moyenne 0,3 mg aux 100 g (ce qui correspond à environ
10 % du besoin quotidien de l'adulte), mais parfois
cette teneur atteint 0,6 mg, voire 1 à 3 mg ! Parmi
les vitamines du groupe B, il faut noter la vitamine
B5 (l'acide pantothénique), la vitamine B6 et l'acide
folique B9 (la vitamine B des "légumes feuilles").
-
Minéraux,
le calcium est particulièrement intéressant, grâce à
sa teneur élevée (60 mg aux 100 g, besoin quotidien
de l'adulte : 800 mg), et surtout au très bon rapport
calcium/phosphore, supérieur à 1 (ce qui rend le
calcium bien assimilable par l'organisme). On
remarque aussi le magnésium, le fer (accompagné de
cuivre et de vitamine C qui favorisent sa bonne
utilisation), de nombreux
oligo-éléments, et enfin des dérivés
soufrés, trés caractéristiques du chou (ils sont
responsables en grande partie de sa saveur
typique).
-
Fibres sont abondantes (plus de 3
%) composées majoritairement de celluloses et
d'hémicelluloses. Le chou, comme tous les légumes
appartenant à la famille des crucifères, contient
une
substance soufrée, la thio-2-oxazolidone, ou
goitrine, un précurseur des thiocyanates (composés
responsables de la saveur très caractéristique des
choux) qui est capable, pour des quantités de chou
absorbées régulières et abusives, de s’opposer à
l’action de l’hormone thyroïdienne, au point de
provoquer un goitre.
L'intérêt nutritionnel et
diététique
Le chou est un aliment
particulièrement précieux, modèle «d’aliment
prévention». Il s’agit en effet d’un légume riche en
provitamine A, en vitamines C et E, en fibres,
éléments qui ont pour caractéristiques d'entretenir
l'état de santé de nos cellules. On a de plus mis en
évidence, dans le chou, la présence d’autres
substances telles les indoles, les isothiocyanates et
les dithiolthiones qui semblent avoir de puissants
effets anti-carcinogènes.
De très nombreuses
expérimentations menées depuis une vingtaine
d’années, tant sur l’animal que chez l’homme,
confirment l’action bénéfique d’une consommation
régulière de chou dans la prévention du cancer du
colon et de l’estomac, mais aussi du cancer du
poumon, de l’œsophage, du rectum ou de la vessie.
L’action anti-cancer du chou a été largement étudiée,
aussi bien chez l’animal que chez l’homme. Ainsi,
lorsqu’on administre à des rats des substances
soufrées extraites du chou (des dithiolthiones), ou
lorsqu’on enrichit leur ration avec du chou, les
animaux de laboratoire développent moins souvent des
cancers (études réalisées à l’Université du Minnesota
et à l’Université J. Hopkins - USA). Chez l’homme, on
observe deux fois moins de cancer du poumon chez les
personnes qui mange au minimum deux fois par semaine
des légumes bien colorés, tels les choux verts ou les
choux rouges. Et à partir de 7 études de grande
envergure portant sur la composition de
l’alimentation, on a pu conclure que les sujets qui
consomment le plus de légumes crucifères - en
particulier de choux - sont de façon significative,
moins exposés que les autres au cancer du colon
(étude de l’Institut National Américain du Cancer).
Grâce à sa bonne densité vitaminique, le chou
contribue aussi très efficacement à la couverture de
nos besoins vitaminiques notamment pour
:
-
La vitamine C
(vitamine qui stimule les défenses de l’organisme) :
une portion de 200 g de chou cuit couvre 40 à 50 % du
besoin quotidien.
-
La vitamine B9
(ou acide folique, qui intervient dans la division
cellulaire, mais aussi, indispensable à la formation
des globules rouges et au développement du foetus) :
une portion de 200 g de chou satisfait plus du tiers
des besoins - élevés - de la femme enceinte ; et la
moitié des besoins quotidiens de
l’adulte.
-
La
provitamine A (aux précieuses propriétés
anti-oxydantes et détoxicantes) : une portion de 200
g de chou représente plus de la totalité de l’apport
quotidien conseillé.
-
La
vitamine E (anti-oxydante, elle s’intègre dans un
système protecteur qui fait intervenir d’autres
substances, comme la vitamine C, la vitamine A et la
provitamine A, etc.) : une portion de 200 g de chou
couvre près d’un quart des besoins quotidiens. Le
chou, enfin, constitue une excellente source de
fibres alimentaires capables de stimuler le
fonctionnement des intestins, et d'aider activement à
lutter contre la tendance à la constipation : une
portion de 200 g de chou fournit, à elle seule, plus
de 20 % de la quantité de fibres souhaitée chaque
jour (30 à 37 g).