Poireau

Les principales caractéristiques
Considéré dans son ensemble
«blanc» et «vert», le poireau se présente comme un
légume frais de composition assez classique : il est
très riche en
eau (plus
de 85 %), en fibres (environ 3,5 %), et il n’apporte
que
peu d’énergie (27 kcalories, soit 115 kJ
aux 100 g), énergie essentiellement fournie par des
glucides, fructose et glucose en
majorité.
Mais il existe des
différences de composition assez marquées entre la
partie blanche et la partie verte (les «feuilles») de
ce légume :
-
Dans le «blanc»
du poireau, on observe des traces de saccharose parmi
les
glucides,
d’où la saveur assez douce de cette partie du légume
; ainsi que des sucres relativement rares, des
fructosanes, aux propriétés diurétiques marquées.
Parmi les fibres, les mucilages (arabane, pectines)
sont particulièrement abondants. A la cuisson, ils
donnent une consistance moelleuse au «blanc». - Dans
le «vert» du poireau, les
fibres sont essentiellement
représentées par des celluloses et des
hémicelluloses. Leur consistance reste fibreuse, même
après cuisson, et elles peuvent de ce fait stimuler
activement le transit intestinal.
Les
teneurs vitaminiques varient elles aussi selon la
partie du poireau considérée : moins élevées dans le
«blanc», plus abondantes dans le
«vert».
Pour les vitamines du groupe
B (toutes bien représentées), les différences sont
relativement modérées. Mais pour la provitamine A (ou
carotène) 0,5 mg/100 g en moyenne, les variations
sont très marquées : le «vert» en fournit des
quantités particulièrement intéressantes (2 mg aux
100 g en moyenne).
Il en est de même pour la
vitamine C, beaucoup plus abondante également dans le
«vert», on en trouve en moyenne 30 mg, 18 mg
seulement dans le «blanc».
Dans l’ensemble du légume,
l’apport
minéral est varié. La teneur élevée
en potassium (256 mg), associée à un faible taux de
sodium, accentue ses propriétés diurétiques. On
relève des quantités appréciables de calcium (31 mg),
de magnésium (11 mg), de fer (0,9 mg en moyenne),
ainsi que la présence de nombreux
oligo-éléments (cuivre, zinc, bore,
manganèse, sélénium, iode, etc.). Les composés
soufrés sont abondants, comme dans tous les aliments
de cette famille (ail, oignon). Ils sont à l'origine
de l'odeur caractéristique du
poireau.
L'intérêt nutritionnel et
diététique
Il est intéressant de
consommer intégralement le poireau -le «blanc» et le
«vert»- si on veut bénéficier de la totalité de ses
atouts nutritionnels.
L’association d’un faible
apport calorique (35 kcalories aux 100 g) et de
teneurs vitaminiques et minérales élevées lui donne
une haute densité nutritionnelle. Il peut ainsi
contribuer à la couverture de nos besoins en ces
micro-éléments, sans risque d’excès
énergétique.
Le poireau est riche en
pro-vitamine A, en vitamines C et E, et en fibres. De
ce fait, il peut sans doute participer à une
protection contre l'apparition de certains cancers
(au même titre que les autres légumes frais bien
colorés, comme cela a été observé dans de nombreuses
enquêtes nutritionnelles). Ses propriétés diurétiques
indéniables s’expliquent par la présence de glucides
spécifiques, les fructosanes, et un rapport
potassium/sodium élevé. Pris sous forme de bouillon,
ou même en tant que légume, le poireau facilite donc
l’élimination rénale.
Grâce à sa teneur élevée en
fibres, il régularise le fonctionnement intestinal :
pectines et cellulose agissent en synergie pour
stimuler en douceur les mouvements de
l’intestin.
Enfin, sa tolérance, limitée
par la présence de composés soufrés, sera améliorée
si on cuit le poireau «à découvert» (afin de
permettre aux composés volatiles de s’échapper), et
pas trop longuement (son “fût” ne doit pas
s'effondrer si on le sert en
légume).
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