Haricots

Les principales caractéristiques
Légumineuse consommée encore
immature, le haricot vert possède des
caractéristiques nutritionnelles lui permettant
d’être considéré comme un légume frais à part
entière.
Sa teneur en
eau dépasse 90 %, et selon les
variétés et le niveau de maturité lors de la récolte,
il renferme 3,6 à 6 g de
glucides aux 100 g, 2 à 3 g de
protides (les
lipides n’existent dans le haricot
qu’en très faibles quantités, de l’ordre de 0,2 g).
Son
apport énergétique s’élève à 30 kcalories aux
100 g (125 kJoules), ce qui le classe dans la moyenne
des légumes frais (à un niveau intermédiaire entre la
tomate ou le chou, et la carotte ou
l’artichaut).
Les
glucides du haricot vert ont une
composition originale (due notamment à la présence
des graines dans la gousse). Ils sont constitués pour
50 % d’amidon (d’où la nécessité de cuire les
haricots verts avant de les consommer), pour environ
30 % par du verbascose (un pentasaccharide complexe
caractéristique des graines de légumineuse), et pour
environ 20 % par un ensemble de glucides plus simples
: glucose, fructose et saccharose.
Le taux des
protéines dépasse 2 g aux 100 g, ce
qui place le haricot vert parmi les légumes frais qui
en sont le mieux pourvus. Parmi les acides aminés
indispensables apportés par ces protéines, les acides
aminés soufrés (méthionine et cystine) sont
légèrement déficitaires : de ce fait, l’indice
protéique des protéines du haricot est de l’ordre de
55 à 60 (l’indice protéique de la protéine de
référence - celle de l’œuf - est de 100 ; l’indice de
la viande est de 80 à 85 ; celui du lait de vache de
78 ; celui de la pomme de terre de 56). Les protéines
du haricot sont par contre riches en lysine, ce qui
permet une bonne supplémentation des protéines des
céréales (déficitaires en cet acide aminé).
Les
fibres sont présentes au taux moyen
de 3 g aux 100 g (mais peuvent atteindre 4 g dans
certains haricots verts). La pectine, qui donne au
haricot cuit sa consistance moelleuse, représente
environ les 2/5 du total des fibres, de même que la
cellulose (constituant essentiel des membranes
végétales). La lignine, fibre coriace située surtout
dans la cosse, constitue le reste des fibres, soit
environ 1/5 du total.
Les
substances minérales (0,7 g aux 100 g) sont
dominées par le potassium (243 mg aux 100 g). Calcium
et magnésium sont relativement abondants (56 et 28 mg
aux 100 g). On relève aussi 1 mg de fer, et la
présence de très nombreux
oligo-éléments (manganèse, zinc, bore,
cuivre, fluor, nickel, iode, cobalt,
sélénium).
Le haricot vert est bien
pourvu en
vitamines : on y trouve en moyenne 16
mg de vitamine C, 0,3 mg de provitamine A, 0,24 mg de
vitamine E, et pratiquement toutes les vitamines du
groupe B à des taux modérés.
A noter :
La cuisson entraîne des modifications dans la
composition du haricot. Ses taux de glucides et de
protides sont diminués, et son apport énergétique
n’est plus que de 23 kcalories (96 kJoules) aux 100
g. Sa teneur en vitamine C passe de 16 mg à 10 mg en
moyenne. Ses taux de vitamines B et de potassium, de
calcium et de phosphore diminuent également. Il
conserve cependant autant de provitamine A, et
pratiquement autant de magnésium, de fer et de fibres
qu’à l’état cru.
L'intérêt nutritionnel et
diététique
Léger en calories
Grâce à son apport
énergétique modéré, le haricot vert frais permet une
bonne diversification des menus... sans aucun risque
pour la ligne : une portion de 200 g de haricots
verts (portion déjà généreuse et capable de bien
satisfaire l’appétit) n’apporte que 60 kcalories,
soit moins de 3 % du total énergétique
quotidien.
Un
apport vitaminique particulièrement
intéressant
Un plat de haricots verts
frais fournit des quantités appréciables de
vitamines. Ainsi, une portion de 200 g permet de
couvrir 20 % du besoin quotidien de provitamine A
(antioxydante, et reconnue efficace dans la
prévention de certains cancers), 25 % du besoin en
vitamine C(vitamine du tonus, qui potentialise
l’action de la provitamine A), 27 % du besoin en
acide folique (particulièrement utile pour les sujets
en croissance et les femmes enceintes), et 5 à 10 %
du besoin en vitamines B1, B2, B3 et B6 et (vitamines
qu’il est parfois difficile de trouver en quantités
suffisantes dans l’alimentation). Pour préserver au
mieux ces vitamines, ainsi d’ailleurs que les
minéraux, il est conseillé de ne cuire les haricots
verts que le temps strictement nécessaire, et de
préférence à la vapeur ou dans très peu
d’eau.
Un
légume apprécié et bien toléré
Les haricots verts sont
appréciés par la majorité des convives... y compris
par ceux qui n’aiment guère les autres légumes frais
! Ils permettent d’introduire facilement de la
variété dans les menus, car les variétés
commercialisées en «frais» sont bien diversifiées :
haricots verts filets (à déguster encore légèrement
«croquants»), haricots «mange-tout» tendres et bien
moelleux, haricots «beurre» presque fondants... Il en
existe pour toutes les préférences, durant toute la
saison.
Leur tolérance est généralement très bonne, et il
s’agit d’un légume frais que l’on peut servir à
pratiquement tous les convives. Pour les plus jeunes,
ou les plus délicats, on choisit les haricots filets
«extra-fins», dont les gousses très jeunes sont moins
chargées en fibres (leurs grains très peu développés
n’apportent pas de lignine). Les gros haricots
mange-tout sont par con