Chou-fleurs

Les principales caractéristiques
Peu énergétique, comme la plupart des
légumes frais, le chou-fleur fournit 24 kcalories
(environ 100 kJoules) aux 100 g. Il renferme plus de
90 % d’eau,
et environ 2,5 % de fibres alimentaires (ce qui le
situe dans la bonne moyenne des légumes
frais).
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Fibres constituent l’essentiel des
parois cellulaires du chou-fleur. On a pu identifier
de la cellulose (majoritaire, elle représente à peu
près la moitié des fibres), des hémicelluloses
(également abondantes) et en moindre proportion, des
pectines (qui, après cuisson, donnent du «moelleux»
au légume) et de la lignine (en très faible
quantité).
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Glucides sont les principaux
fournisseurs de calories. Les sucres simples sont
majoritaires : glucose (1,2 g/100 g) et fructose (1
g/100 g). Sont présents aussi des sucres moins
courants, comme des pentosanes et des hexanes, ainsi
que du saccharose et de l’amidon, ces derniers en
petites quantités. Le chou-fleur fournit donc des
glucides diversifiés, dont l’assimilation,
théoriquement assez rapide, est régularisée et
ralentie par la présence des
fibres.
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Lipides (ou graisses) ne figurent
dans la composition du chou-fleur qu’à l’état de
traces, et ne jouent pas de rôle
nutritionnel.
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Protides sont relativement abondants
pour un végétal frais (2,4 g/100 g, alors que ce taux
dépasse rarement 2 g dans les légumes frais). Leur
valeur biologique est bien sûr inférieure à celle des
protides animaux, mais ils sont riches en lysine, un
acide aminé essentiel déficitaire dans les céréales,
ce qui permet une bonne complémentarité entre ces
protides d’origine végétale.
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Apport vitaminique le plus intéressant concerne
la vitamine C : le chou-fleur fait partie des légumes
frais les mieux pourvus en cette vitamine, avec un
taux moyen de 60 mg aux 100 g. Cette valeur évolue
peu dans le temps (contrairement à ce qui se passe
dans les légumes-feuilles, par exemple, où l’on
observe une baisse rapide de la vitamine C après la
cueillette). Et lors de la cuisson, la destruction de
vitamine C reste limitée : on retrouve en moyenne 30
mg aux 100 g de vitamine C dans le chou-fleur
cuit.
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Le chou-fleur
est aussi une bonne source de vitamines du groupe B,
en particulier B2, B3 et B6. La provitamine A
(carotène) n’y apparaît qu’en très petite quantité,
ce qui n’est guère surprenant : dans ce légume peu
coloré, la provitamine A (qui est un pigment jaune
orangé) est pratiquement absente. Enfin, la vitamine
E est décelée à l’état de traces, comme dans beaucoup
de végétaux frais.
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Minéraux,
le potassium est bien représenté (320 mg aux 100 g).
Magnésium et calcium figurent à des taux non
négligeables (respectivement 15 mg et 20 mg aux 100
g), ainsi qu’un large éventail d’oligo-éléments (fer,
zinc, manganèse, cuivre, bore, fluor, sélénium, etc.)
qui contribuent à faire du chou-fleur un légume
particulièrement intéressant.
L'intérêt nutritionnel et
diététique
Le chou-fleur s’intègre bien
dans une alimentation où l’on souhaite éviter tout
excès énergétique : une portion moyenne de 200 g
fournit moins de 50 kcalories (209 kJoules), ce qui
est bien peu comparé à l’apport global quotidien
(1800 à 2500 kcalories, selon le sexe et l’activité
physique). C’est un légume frais capable par ailleurs
de donner une bonne impression de satiété : cela est
dû pour une grande part à sa «consistance», elle-même
liée à la nature de ses fibres (présence notamment de
pectine). Le chou-fleur fait ainsi partie des légumes
frais qui calment bien l’appétit, pour un apport
calorique réduit. C’est un atout pour les
régimes-minceur !
Sa richesse vitaminique est
appréciable, puisque lorsqu’on met un plat de
chou-fleur au menu, on assure déjà la plus grande
partie du besoin vitaminique C : une portion de 200 g
de chou-fleur cuit fournit 60 mg de vitamine C
(besoin quotidien : 60 à 100 mg). On couvre aussi au
moins 10 % du besoin en vitamines du groupe B (les
pertes à la cuisson étant là aussi prises en compte).
Le chou-fleur participe de façon non négligeable à la
fourniture des minéraux (en particulier en magnésium
: 10 % du besoin quotidien fourni par une portion de
200 g) et des oligo-éléments. Son efficacité sur les
fonctions d’élimination est indéniable. C’est un des
légumes les plus actifs dans la lutte contre la
constipation. Non seulement en raison de sa bonne
teneur en fibres, mais aussi du fait de la présence
de sucres assez peu courants (pentanes et hexanes),
qui accélèrent le transit intestinal. D’autre part,
sa richesse en potassium (associée à un faible taux
de sodium) est propice au bon fonctionnement rénal,
et à une diurèse abondante.
Enfin, la tolérance du
chou-fleur est toujours améliorée par un blanchiment
préalable, et une cuisson de durée non
excessive.