Courgettes

Les principales caractéristiques
Légume-fruit consommé encore
partiellement immature, la courgette n’en possède pas
moins une composition qui pourrait en faire «le»
légume frais de référence.
Elle est en effet très riche
en
eau de
constitution - près de 95 % -, et bien pourvue
en
minéraux et
oligo-éléments (700 mg aux 100 g). Sa
teneur en potassium atteint 230 mg : c’est le minéral
le plus abondant, il est suivi par le phosphore, le
calcium et le magnésium. Les oligo-éléments, dosables
à l’état de trace, sont très diversifiés : fer (0,3
mg aux 100 g), zinc (0,3 mg), manganèse (0,12 mg),
cuivre (0,06 mg), molybdène,
iode...
Les
vitamines sont pratiquement toutes
présentes, mais en quantités assez modérées : 7 mg
aux 100 g en moyenne pour la vitamine C (et seulement
3 à 5 mg après cuisson), 0,12 mg pour la provitamine
A ou carotène (mais si l’on considère la courgette
avec la peau, cette teneur peut s’élever jusqu’à 0,35
mg), 0,01 mg pour la vitamine E, et des taux variant
entre 0,03 mg et 0,4 mg pour les vitamines du groupe
B (à noter cependant la teneur appréciable en
vitamine B9 ou acide folique, qui atteint 0,050 mg
aux 100 g, alors que dans beaucoup de légumes frais,
elle ne dépasse pas 0,010 ou 0,020 mg). Sa teneur
en
fibres,
en moyenne de 1,1 g aux 100 g, évolue avec la
maturation : dans la courgette très jeune, elle varie
entre 0,6 et 0,8 g, tandis qu’elle peut dépasser 1,5
g aux 100 g dans la courgette plus grosse et plus
mature. La qualité des fibres évolue aussi dans le
temps. La courgette jeune est plus riche en fibres
solubles (pectines et protopectines), ce qui lui
donne d’ailleurs après cuisson sa consistance
moelleuse caractéristique. Plus la courgette grossit,
plus elle se charge en cellulose et hémicelluloses
(les petites graines centrales deviennent aussi plus
importantes) : une fois cuite, elle devient
«fibreuse».
La courgette renferme peu de
composants énergétiques. Les
glucides (3 g aux 100 g) fournissent
l’essentiel des calories. Ils sont constitués en
majorité par des sucres simples (fructose et du
glucose, à parts sensiblement égales), accompagnés
par de très petites quantités de disaccharides et de
polysaccharides (l’amidon, pratiquement absent des
courgettes jeunes, commence à être identifiable dans
les courgettes plus vieilles).
Les
protides ne dépassent pas 1,6 g aux
100 g, et les
lipides (ou graisses) ne sont
présents qu’à l’état de traces, comme il est habituel
dans des légumes frais. De ce fait, la courgette
n’apporte que 15 kcalories (63 kJoules) aux 100 g :
elle fait ainsi partie, avec la tomate, l’endive ou
l’aubergine, des légumes frais les moins
caloriques.
L'intérêt nutritionnel et
diététique
Un apport énergétique très modéré
Avec un total énergétique de
15 kcalories (63 kJoules) aux 100 g, la courgette
s’avère un légume de choix pour le régime
hypocalorique, et un aliment particulièrement adapté
aux attentes actuelles des consommateurs. Une
généreuse portion de 300 g représente en effet moins
de 50 kcalories, soit à peine plus de 2 % du total
énergétique quotidien, tout en fournissant plus de 10
% du total recommandé pour les fibres, près de 15 %
pour le magnésium, 10 % pour la vitamine B1, et 50 %
pour la vitamine B9 (acide
folique).
A
noter :
la courgette permet de nombreuses préparations
légères et savoureuses. Comme par exemple :
courgettes cuites vapeur + très peu de crème fraîche
allégée, courgettes associées à des tomates et des
poivrons pour une ratatouille-minceur, jeune
courgette crue finement émincée et assaisonnée d’une
sauce à base de yaourt citronné,
etc…
Une
forte densité en minéraux
La courgette fait partie des
légumes frais dont la densité minérale est très
élevée : elle dépasse 4,5 g pour 100 kcalories ! De
ce fait, elle contribue très efficacement à améliorer
la qualité nutritionnelle de l’ensemble de
l’alimentation, puisqu’elle renforce l’apport minéral
de la ration, sans aucun risque de surcharge
énergétique.
La richesse de la courgette
en potassium (230 mg aux 100 g, soit une densité de
1,5 g aux 100 kcalories) est intéressante pour la
santé cardio-vasculaire : une alimentation riche en
potassium possède des effets anti-hypertenseurs
reconnus. Par ailleurs, il faut remarquer que grâce à
sa très faible teneur en sodium (3 mg aux 100 g), la
courgette peut parfaitement s’intégrer au régime
hyposodé (sans sel).
A
noter :
Pour bénéficier au maximum de l’apport minéral de la
courgette, il est conseillé de la cuire à la vapeur,
ou à l’étuvée. Les pertes sont alors quasiment
inexistantes. Cuite à la vapeur et accommodée avec
des fines herbes et des aromates, elle supporte
parfaitement l’absence de sel d’une préparation
destinée au régime hyposodé.
Une
excellente digestibilité
Les fibres de la courgette,
qui associent pectines solubles et fibres insolubles
(cellulose et hémicelluloses), stimulent en douceur
le fonctionnement des intestins. La courgette est
d’autant plus digeste qu’elle est consommée jeune :
elle est alors plus riche en fibres tendres, moins
chargée en cellulose fibreuse, et pratiquement
dépourvue de petites graines centrales. C’est ainsi
qu’il faut la choisir pour les convives au système
digestif délicat : jeunes enfants, convalescents,
etc…
A noter :
la courgette jeune (et cuite après avoir été
épluchée) fait partie des premiers légumes que l’on
peut introduire dans le régime des opérés du tube
digestif, ou des personnes ayant souffert de gastrite
ou de crise ulcéreuse.
Si l’on souhaite déguster la
courgette crue, en salade, il faut veiller à la
choisir très jeune, afin qu’elle ne renferme pas de
traces d’amidon ou d’autres glucides complexes qui
nécessitent une cuisson pour être assimilés, sa
saveur est alors égalements très
fine.
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